En Meuse, la liquidation judiciaire de France Solar soulève des difficultés pour les exploitations agricoles équipées de solutions photovoltaïques. La Chambre d’agriculture recense les agriculteurs concernés afin de constituer un groupe et de consulter plusieurs entreprises spécialisées susceptibles de reprendre les contrats de maintenance. Cette démarche collective doit permettre aux exploitants de ne pas rechercher individuellement un nouveau prestataire et de disposer d’un meilleur pouvoir de négociation. Prononcée le 1er juillet 2025 par le tribunal judiciaire de Strasbourg, après la conversion du redressement judiciaire, la liquidation de France Solar, basée à Brumath dans le Bas-Rhin, concerne une entreprise active notamment dans la conception, l’installation et la maintenance de centrales photovoltaïques agricoles.
Le photovoltaïque agricole face au risque de rupture
Pour les exploitants, l’enjeu dépasse la seule maintenance technique : une installation photovoltaïque constitue un investissement de long terme dont la performance conditionne la production d’électricité et la valorisation économique de l’équipement. La disparition d’un prestataire peut ainsi créer des incertitudes sur le suivi des installations, les interventions en cas de panne et les futurs coûts de maintenance. Ce dossier souligne plus largement l’importance de sécuriser l’après-installation dans le développement du photovoltaïque agricole. La reprise des contrats représente un enjeu économique à part entière, avec pour objectif de préserver la valeur des équipements et de limiter les éventuels surcoûts.