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Économie

Meuse : un pacte régional veut accélérer l’économie du bois

La Région Grand Est et FIBOIS Grand Est ont signé, le 29 août, à Châlons-en-Champagne, un engagement destiné à renforcer la compétitivité de la filière forêt-bois. Pour la Meuse, où la forêt couvre plus d’un tiers du territoire et représente 15% de la récolte régionale, l’enjeu touche directement l’activité économique et l’avenir des entreprises forestières.

Franck Leroy et Michaël Simier signent le pacte régional. © Région Grand Est.

Franck Leroy et Michaël Simier signent le pacte régional. © Région Grand Est.

La signature du Pacte entre la Région Grand Est et FIBOIS Grand Est ouvre une nouvelle étape pour la filière forêt-bois, particulièrement importante dans les territoires forestiers comme la Meuse. L’accord prévoit notamment de maintenir le soutien aux entreprises de l’exploitation forestière et de la première transformation, d’améliorer les infrastructures et d’accompagner l’adaptation des forêts au changement climatique. Le département est directement concerné : selon les données 2025 de FIBOIS Grand Est, il compte 524 établissements employant 1 775 salariés dans la filière forêt-bois et a récolté 977 000 m³ de bois en 2023, soit 15% du volume régional, le plaçant au deuxième rang du Grand Est. Pour les acteurs meusiens, l’enjeu est également financier, puisque le pacte prévoit 1 milliard d’euros d’investissements régionaux dans les infrastructures d’ici 2035, ainsi que des mesures destinées à limiter les surcoûts liés au transport forestier lorsqu’aucune alternative crédible n’est disponible.

Le bois devient un enjeu industriel national

Au-delà de la Meuse, le dispositif illustre la volonté de consolider une filière stratégique confrontée simultanément au changement climatique, aux difficultés de renouvellement des peuplements et aux enjeux de souveraineté économique. Dans le département, la forêt représente déjà 36% du territoire, tandis que les épisodes climatiques et sanitaires fragilisent certaines essences. Le pacte prévoit ainsi de soutenir la gestion durable, l’expérimentation de nouvelles essences et la valorisation des bois dépérissants.