En bref

Mouvement des lycéens : les derniers développements

Voici les derniers développements mercredi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant...
Blocage du lycée Hélène Boucher à Paris, le 7 octobre 2026 © JULIEN DE ROSA

Blocage du lycée Hélène Boucher à Paris, le 7 octobre 2026 © JULIEN DE ROSA

Voici les derniers développements mercredi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant de s'étendre en France.

Appel au "dialogue" avec les lycéens et suspension d'une grenade utilisée par les forces de l'ordre : à la veille d'une nouvelle journée d'actions jeudi, "acte IV" du mouvement, le gouvernement multiplie les signes d'apaisement à l'attention de jeunes qui, pour certains, ont repris le chemin des cours mais pour d'autres continuent les blocages.

Lycéen blessé à la tête à Marseille: enquête ouverte pour "violences volontaires"

Une enquête a été ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique et avec arme" après qu'un adolescent adolescent de 17 ans a été blessé à la tête, apparemment par un coup de mataraque lors d'un rassemblement mercredi devant un lycée de Marseille.

L'enquête  été confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN), après la diffusion sur les réseaux sociaux et des sites de médias d'images montrant un policier frapper à la tête un jeune homme avec sa matraque.

Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens

Attendu sur la révolte lycéenne et les autres crises qui pourraient s'agréger, Sébastien Lecornu a concentré sa réponse sur la colère sociale en annonçant une baisse à venir des prix à la pompe pour les carburants.

"Nous sommes dans une situation difficile, mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse", a assuré le Premier ministre dans une allocution enregistrée et prononcée depuis Matignon - une habitude pour son locataire avare de sa parole.

Colère lycéenne: nouvelle journée d'action jeudi, les représentants lycéens et étudiants veulent être reçus par Lecornu

Des organisations de lycéens et d'étudiants demandent à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu, faute de "mesure concrète" annoncée selon eux à ce stade par le gouvernement, qui multiplie les signes d'apaisement pour mettre fin à la crise, à la veille d'une nouvelle journée d'actions jeudi, "acte IV" du mouvement.

"Nous avons des propositions chiffrées que nous allons présenter et c'est pour ça que nous demandons dès la semaine prochaine un rendez-vous avec" le Premier ministre, a déclaré à la presse Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL) devant le ministère de l'Enseignement supérieur.

Dans une allocution prononcée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a réaffirmé que "les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre" pour répondre à la crise.

"Pas d'instruction" aux forces de l'ordre pour affronter les lycéens, assure Lecornu

Les forces de l'ordre "n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", a assuré Sébastien Lecornu lors d'une allocution prononcée depuis Matignon.

"La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent aux angoisses qu'ils expriment", a déclaré le Premier ministre, qui a réaffirmé que "les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre" afin de répondre à la crise.

Il a par ailleurs déclaré que "les temps de dialogue engagé" se poursuivraient à partir de jeudi "dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine" et que la plateforme de dialogue ouverte par le ministère de l’Éducation avait déjà recueilli plus de 40.000 contributions.

Dunkerque : enquête disciplinaire sur un rodéo de la police au milieu de lycéens

Laurent Nuñez a annoncé l'ouverture d'une enquête disciplinaire après qu'un véhicule de la police a été filmé circulant lundi au milieu d'un rassemblement de lycéens à Dunkerque (Nord), des images "choquantes" pour la Ligue des Droits de l'Homme.

Laurent Nuñez défend sa gestion du maintien de l'ordre

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs défendu pied à pied sa gestion du maintien de l'ordre dans le cadre du mouvement des lycéens, rejetant tout changement de doctrine, devant l'Assemblée nationale.

Face aux députés de la commission des Lois, le ministre de l'Intérieur n'a concédé aucune erreur stratégique, jugeant notamment "excessif de parler de répression policière".

Les représentants lycéens et étudiants demandent à être reçus par Lecornu, faute de "mesure concrète" à ce stade

Plusieurs représentants d'organisations de lycéens et d'étudiants ont demandé à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu, faute de "mesure concrète" annoncée selon eux à ce stade par les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur.

"Nous avons des propositions chiffrées que nous allons présenter et c'est pour ça que nous demandons dès la semaine prochaine un rendez-vous avec monsieur le Premier ministre Sébastien Lecornu", a déclaré à la presse Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL).

Paris convoque l'ambassadeur d'Iran pour protester contre la "désinformation" menée par Téhéran

La France a convoqué l'ambassadeur de la République islamique d'Iran en France pour protester contre "la campagne de désinformation menée par les autorités iraniennes au sujet du mouvement lycéen en France", a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

L'Iran avait condamné dimanche un recours à ce qu'il qualifie de "violence disproportionnée".

L'intersyndicale professionnelle quitte une réunion avec le ministre

L'intersyndicale de l’enseignement supérieur a quitté une réunion avec le ministre Philippe Baptiste, pour protester contre un budget pour 2027 qu'ils jugent insuffisant et pour signifier leur soutien au mouvement étudiant et lycéen.

Haute-Garonne : la justice suspend l'interdiction de se rassembler près des lycées

La justice administrative a suspendu l'interdiction de se rassembler aux abords de 45 établissements scolaires de Haute-Garonne décidée lundi par la préfecture, y voyant une atteinte à la liberté de manifester.

Agression d'un enseignant à La Ciotat : un lycéen sera jugé devant le tribunal pour enfants

Un lycéen, âgé de 16 ans, comparaîtra devant le tribunal pour enfant de Marseille en février après l'agression d'un professeur de physique-chimie, aspergé d'essence et frappé en marge d'une manifestation lycéenne vendredi à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), a indiqué le parquet.

Deux autres lycéens, placés en garde à vue pour les incidents survenus à la Ciotat, seront également jugés, notamment pour dégradations, vol d'un bouclier anti-émeute et participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences. Les trois mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le préfet de police de Paris dément avoir menacé d'"encore plus d'amputations"

Le préfet de police de Paris Patrice Faure a démenti auprès de l'AFP avoir tenu des propos sur la répression du mouvement lycéen incrustés dans des vidéos diffusées sur le réseau social TikTok et menaçant "d'encore plus d'amputations".

"Cette manipulation est inacceptable. Ceux qui fabriquent de tels contenus, comme ceux qui les diffusent, devront en répondre", menace-t-il, annonçant avoir "saisi la justice et engagé les poursuites nécessaires".