Ce projet précurseur, initié fin 2023, répond à l'essor du marché de la crémation en proposant une alternative naturelle aux sépultures classiques en pierre.
Inspiré des pratiques d'Europe du Nord, ce concept forestier bouscule les codes de la gestion des cimetières et des services funéraires traditionnels. L'espace accueille les cendres des défunts dans des urnes biodégradables enfouies au pied d'une centaine d'arbres, excluant tout monument en marbre ou fleur artificielle.
Pour la ville de Nancy, ce site pionnier s'inscrit dans une logique de transition environnementale et de protection de la biodiversité urbaine. Il répond surtout à une demande sociétale forte pour des rites plus sobres et plus économiques. Cette gestion durable de l'espace public permet de réintégrer le deuil dans les cycles écologiques tout en optimisant le foncier du cimetière du Sud.
Un hommage patrimonial pour valoriser l'attractivité nancéienne
En attribuant à cette forêt le nom de Rose Wild (1872-1904), Nancy valorise une figure majeure de l'Art nouveau, collaboratrice d'Émile Gallé et médaillée à l’Exposition universelle de Paris en 1900. Inhumée dans ce même cimetière après sa mort tragique à 31 ans, la maîtresse verrière réputée pour ses motifs végétaux incarne parfaitement l'esprit de ce lieu.
Cette dénomination renforce l'identité culturelle du territoire, transformant une infrastructure cinéraire en un prolongement historique de l'École de Nancy. Les élus et la direction du service public entendent ainsi faire de ce paysage forestier préservé un symbole de la mémoire locale.