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Primaire : Attal réfute l'argument d'Édouard Philippe sur la «division» de la droite et du centre

Gabriel Attal a réfuté dimanche l'argument contre la primaire avancé par Édouard Philippe, jugeant que la "division" était déjà à l’œuvre au sein de la droite et du centre et que "se retirer pour quelqu'un qui est donné largement battu au deuxième tour" n'avait "aucun sens".

Publié aujourd'hui à 13h57 - Mis à jour 19h19
Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal à  Lambres-lez-Douai le 6 novembre 2026 © Sameer AL-DOUMY

Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal à Lambres-lez-Douai le 6 novembre 2026 © Sameer AL-DOUMY

Gabriel Attal a réfuté dimanche l'argument contre la primaire avancé par Édouard Philippe, jugeant que la "division" était déjà à l’œuvre au sein de la droite et du centre et que "se retirer pour quelqu'un qui est donné largement battu au deuxième tour" n'avait "aucun sens". "Certains disent : la primaire, ça va faire de la division. Enfin, vous n'avez pas l'impression qu'aujourd'hui il y a de la division ? Vous pensez vraiment que si on reste dans cette situation-là pendant trois, quatre, cinq, six mois, ça va aider à ce qu'il y ait un candidat qui se détache ? Ben non", a déclaré le candidat Renaissance à l'élection présidentielle lors des Rencontres de l'Avenir à Saint-Raphaël.

La veille, à cette même place, Édouard Philippe avait réitéré son opposition à ce processus de départage qui apporterait selon lui "de la division", et appelé à la "responsabilité" des candidats dont les moins bien placés devront se retirer d'ici à février. "Se retirer pour quelqu'un qui est donné largement battu au deuxième tour, et qui n'est même pas donné au deuxième tour, parce qu'il est troisième voire quatrième dans les sondages et très largement derrière, ça n'a pas de sens", a ensuite déclaré M. Attal dimanche.

Il y a deux semaines, quasiment personne n'était pour la primaire

"Ce qui permettra de donner une dynamique, ou plutôt d'avoir un élan" c'est "l’organisation d'une primaire à laquelle participent beaucoup de Français, qui donne lieu à des débats qui nous permettent d'exposer notre projet. Ce n'est pas d'organiser des petits accords d'appareil et d'arrière-boutique qui dégoûtent les Français", a ajouté l'ancien Premier ministre. Cette primaire est "inéluctable". "Peut-être que pour certains, ça prend un peu plus de temps pour être convaincu des arguments, pour voir la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Mais regardez, il y a deux ou trois semaines, quasiment personne n'était pour la primaire", a-t-il dit en référence au candidat des Républicains (LR) Bruno Retailleau, qui y est désormais favorable.

Marine Tesse | La Gazette France

Marine Tesse

Journaliste , La Gazette France

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