Fabien Roussel a affirmé dimanche qu'il irait "jusqu'au bout" de sa candidature à la présidentielle, malgré le choix de plusieurs députés communistes de soutenir Jean-Luc Mélenchon, mieux placé dans les sondages mais qui "ne gagnera jamais" selon le patron du PCF.
"Oui, nous irons jusqu'au bout", a-t-il déclaré sur ICI et franceinfo, rappelant que le Parti communiste avait fait le "choix démocratique" de le "désigner comme (son) candidat".
Pourtant cette semaine, neuf députés du groupe communiste et ultramarin (dont trois membres du PCF) ont annoncé leur ralliement à la candidature de M. Mélenchon, qualifié dans tous les sondages pour un second tour face à Marine Le Pen, quand M. Roussel est crédité de 2% à 3% des intentions de vote.
Des défections dont le dirigeant communiste "se serait bien passé" et qu'il "regrette", a-t-il reconnu, car "dans une famille politique, quand il y a des choix qui sont pris, on les respecte, c'est une question d'honneur en politique".
Déterminé à maintenir sa candidature, M. Roussel a fait valoir ses "différences" avec le tribun Insoumis, en particulier sur l'énergie nucléaire. Mais il a aussi estimé que "Jean-Luc Mélenchon seul (...) ne ferait pas plus que 30%" et donc qu'avec lui, "la gauche ne gagnera(it) jamais" face à l'extrême droite.