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Saône-et-Loire : 3 défis pour renouveler l’élevage charolais

Vieillissement des exploitants, baisse de la viande consommée et changement climatique poussent la filière bovine à faire évoluer son modèle.

© MJ Fotografie / Adobe Stock.

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La Saône-et-Loire reste le premier département français pour les vaches allaitantes, mais son élevage fait face à plusieurs fragilités. Un exploitant sur deux a plus de 50 ans et seuls deux départs à la retraite sur trois sont remplacés. La faible rémunération pèse aussi sur l’attractivité du métier : plus d’un éleveur de bovins allaitants sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Dans le même temps, la consommation de viande a reculé de 17% entre 2009 et 2019.

Le dernier rapport de l’Observatoire prospectif de l’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté souligne l’intérêt de développer l’engraissement des bovins sur le territoire. Aujourd’hui, 72% des élevages sont spécialisés dans la naissance des animaux. Une partie des mâles part notamment vers l’Italie. Reprendre cette étape permettrait de conserver davantage de valeur ajoutée localement. 

S’adapter au climat et au marché

L’adaptation passe également par la préservation des prairies et la constitution de stocks fourragers. Entre 2015 et 2020, le rendement des prairies temporaires a chuté de 28 points. Sécheresses, maladies et parasites accentués par le réchauffement climatique compliquent ainsi l’activité.

Enfin, la filière cherche à développer ses débouchés régionaux. La Saône-et-Loire produit bien davantage de viande bovine qu’elle n’en consomme, mais les circuits locaux restent minoritaires. Seulement 10% des achats de viande bovine de la restauration collective passent par Agrilocal. La transformation et la vente directe constituent donc des pistes pour mieux valoriser la viande charolaise. L’Institut Charolais contribue à cette démarche, avec 15 000 à 20 000 produits transformés vendus localement chaque année.