«Nous sommes dans une période de stress hydrique énorme», a souligné le préfet de la Somme. De ce constat, le département est désormais réparti entre trois niveaux de vigilance selon l’état des différents bassins. Le bassin de la Maye passe en alerte renforcée, niveau le plus élevé avant la crise. La Bresle, la Selle, la Somme aval, la Somme amont, l’Ancre et l’Avre sont placées en alerte, tandis que l’Authie et la Nièvre restent en vigilance.
Ces différents niveaux entraînent des restrictions adaptées. En alerte, l’arrosage des jardins, espaces verts
et terrains de sport est interdit entre 11 heures et 18 heures. En alerte renforcée, les contraintes sont plus
importantes, avec notamment une interdiction d’arrosage pour les particuliers de 9 heures à 20 heures et
pour les agriculteurs de 11 heures à 18 heures.
Le monde agricole concerné
Le monde agricole est particulièrement concerné par ces mesures. La gestion des prélèvements repose sur
une réduction des volumes d’irrigation autorisés, en fonction du niveau d’alerte et de l’état des ressources.
Le préfet a toutefois rappelé que des dérogations peuvent être étudiées au cas par cas. Elles concernent
notamment certaines cultures arrivant en fin de cycle, comme les haricots ou les pommes de terre, lorsque
l’apport d’eau reste indispensable pour préserver la qualité ou le rendement de la récolte. Une mesure
exceptionnelle permet également, dans certaines conditions, d’irriguer des jachères afin de produire du
fourrage pour les élevages confrontés à un déficit.
Malgré cette situation tendue, l’approvisionnement en eau potable reste assuré. Les captages utilisés pour
l’alimentation de la population puisent dans des nappes plus profondes qui disposent encore de réserves
suffisantes. L’activité des industries agroalimentaires est également maintenue, avec la mise en œuvre de
mesures visant à réduire leur consommation d’eau. Un nouveau comité de suivi doit se réunir courant septembre afin de réévaluer la situation.