En bref
Aménagement

Un nouvel élan pour le secteur sauvegardé de Bar-le-Duc

Organisée début juillet, la réunion publique consacrée à la Renaissance de l’îlot de la Halle marque le lancement prochain de travaux d’ampleur au cœur même du quartier sauvegardé de Bar-le-Duc.

Benoît Dejaiffe, le nouveau maire de Bar-le-Duc et Matthieu Cop, le directeur de l’OPH de la Meuse avaient donné rendez-vous aux Barisiens le 3 juillet dernier avec une volonté d’informer les habitants de l’avancé et du calendrier du chantier de la réhabilitation de l'ancienne halle qui va vite démarrer au cœur du quartier Renaissance de Bar-le-Duc. Après des décennies d’attente, des travaux préparatoires vont être enfin lancés dès cet été avant l’arrivée d’une grande grue, fin septembre. Porté par l’OPH de la Meuse pour un montant de 13,3 millions d’euros, ce projet ambitieux prévoit la création de vingt-cinq nouveaux logements et 490 m² de commerces pour dynamiser l’économie locale. Alors que les treize lots ont été attribués avec une enveloppe de 10,6 millions d’euros, les travaux doivent durer dix-huit mois. La ville de Bar-le-Duc profitera de cette période pour initier la déqualification du quartier autour du réaménagement de la place Saint-Pierre dont la seule fonction est celle d’un parking.

Atout patrimonial à valoriser

«Nous allons devoir changer nos habitudes puisque demain l’offre de stationnement va évoluer et nous faisons le pari d’avoir plus de touristes en espérant booster la consommation locale», explique Benoît Dejaiffe, bien conscient que l’équilibre sera difficile à trouver entre le projet architectural et les besoins de stationnement des habitants du quartier. Une prochaine réunion publique devrait d’ailleurs être organisée autour de l’épineuse question de l’offre de parkings, alors que l’équipe municipale devra rendre ses derniers arbitrages avant le mois de septembre. L’enjeu est de faire coïncider les travaux de l’OPH avec ceux de la municipalité pour minimiser les nuisances. «Notre volonté est de réveiller Bar-le-Duc, et ça peut être aussi la première étape d’un nouveau projet touristique, d’animation et de développement culturel. Nous ne devons pas oublier que l’atout patrimonial constitue la richesse de notre ville et nous devons le valoriser», estime le premier magistrat. Au-delà de la place Saint-Pierre, la municipalité défend un plan guide de requalification globale du quartier sauvegardé qui devrait s'étendre sur deux décennies, compte tenu des réalités budgétaires mais aussi de la temporalité plus lente inhérente aux projets patrimoniaux.