En bref
Accès aux soins

Une offre de santé renforcée grâce à l’attractivité de la gare Meuse TGV

Un nouveau cabinet ophtalmologique ouvre ses portes ce 26 octobre sur le site Cœur de Meuse, en face de la gare Meuse TGV. L’arrivée des deux spécialistes parisiens vise à renforcer l’offre de santé dans ce département rural impacté par les déserts médicaux.

Alors que, selon l’étude conduite en février 2026 par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), les inégalités d’accès aux soins spécialisés restent particulièrement marquées en France, notamment en ophtalmologie, la création d’un cabinet ophtalmologique au cœur de la campagne meusienne, entre Bar-le-Duc et Verdun peut s’apparenter à un miracle. Et pourtant, l’implantation se veut avant tout stratégique pour les deux spécialistes, juste en face de la gare Meuse TGV, qui permet de relier la capitale en seulement 59 minutes, chrono. Véritable porte d’entrée de ce territoire rural avec plus de 300 000 voyageurs par an, l’équipement ferroviaire est devenu un atout synonyme d’attractivité. C’est d’ailleurs grâce à sa présence que les Docteurs Zied Chelly et Dali Gargouri, ophtalmologues chirurgiens et praticiens attachés de l’Hôpital Fondation Rothschild à Paris, ont choisi d’y poser leurs valises avec leurs équipes du lundi au vendredi, dans le bâtiment implanté en face de la gare Meuse. Quant à la chirurgie, elle se déroulera en partenariat avec l’hôpital de Verdun.

Une médecine hybride

Construit en 2018 par la CCI Meuse Haute-Marne, le site Cœur de Meuse accueille déjà un cabinet de télémédecine inauguré il y a tout juste un an lors de la naissance de la société d’économie mixte (SEM) Cœur de Meuse, en présence de Franck Leroy, le président de la Région Grand Est, Jérôme Dumont, le président du Département de la Meuse, Richard Papazoglou, le patron de la CCI ainsi que la Communauté de communes de l’Aire à l’Argonne, tous parties prenantes. «L’enjeu est de faire de la santé hybride un nouveau modèle, en ne perdant pas de vue la qualité des soins. Il s’agit d’un premier aboutissement avec une volonté de renforcer la prévention en lien avec les maisons de santé de Meuse en s’appuyant sur les nouvelles technologies pour favoriser les avis de spécialistes», analyse Julien Didry, le vice-président du Conseil départemental en charge des projets innovants et président de la SEM. L’arrivée des deux premiers spécialistes ne constitue pas une fin en soi, mais bien le début d’une dynamique portée par les élus et les acteurs économiques tous convaincus par un nouveau modèle de santé qui devrait émerger sur 7,5 hectares disponibles autour de la gare Meuse.