Lancé à l’initiative du MEDEF Saône-et-Loire et soutenu par les services de l’État, le plan vendanges a progressivement fédéré un large réseau d’acteurs de l’emploi. France Travail, les missions locales, Cap emploi, les collectivités et les dispositifs d’insertion y participent afin de faciliter la mise en relation entre demandeurs d’emploi et exploitations viticoles. Selon les données communiquées, 562 personnes éloignées de l’emploi ont déjà été intégrées aux vendanges, tandis qu’environ 80 domaines viticoles ont pris part au dispositif. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes sur le marché du travail saisonnier, qui dépasse désormais le seul cadre des vendanges et touche l’ensemble de la filière viticole, mobilisée presque toute l’année.
Mobilité, logement et structuration de la filière
Les enjeux logistiques restent au cœur des préoccupations. Les questions de transport et de logement des saisonniers continuent de poser des difficultés, malgré les dispositifs existants comme les solutions de mobilité collective mises en place. Le recours à des travailleurs étrangers soulève également des problématiques liées à la reconnaissance des permis de conduire et aux conditions d’accueil. Dans ce contexte, les professionnels explorent des pistes d’organisation plus durables, notamment la mutualisation des salariés ou la création de groupements d’employeurs. Les acteurs publics appellent à la vigilance sur les conditions de recrutement et encouragent des pratiques encadrées. Les résultats du dispositif montrent toutefois une progression continue, avec une hausse notable du nombre de bénéficiaires du RSA mobilisés, passés de 19 à près d’une centaine en un an. La filière viticole locale évalue par ailleurs à environ 3 000 le nombre de recrutements saisonniers nécessaires sur l’ensemble du secteur.