Explorer tous les supports possibles : du film au podcast en passant par les jeux vidéo ou les bandes dessinées, avec un seul et même objectif : transmettre des récits historiques au plus grand nombre. Né d’une fusion de plusieurs rendez-vous culturels consacrés à l’histoire et au cinéma, à l’initiative du Département de la Meuse et du Mémorial de Verdun, cet événement conçu comme une biennale a la particularité de proposer une «programmation riche, de haute qualité et très grand public aussi», selon les organisateurs, avec comme thème fil rouge, cette année, les cicatrices de l’histoire. «Du Moyen Âge aux périodes les plus récentes, l’ambition du festival est de transmettre au plus grand nombre», confie Nicolas Barret, le directeur du Mémorial de Verdun-Champ de bataille. Alors qu’une soirée préambule s’inscrivant dans la collection Transversales sera proposée à l’église Jeanne d’Arc autour de la pièce 3 saisons et 1 corps puis de l’exposition Ce qu’ils ont vu, installation de dessins d’enfants de Gaza, l’ensemble de la programmation aura lieu au cinéma Le Carrousel du vendredi au dimanche avec la présence de Michel Hazanavicius, invité d’honneur qui dévoilera son exposition baptisée Carnets d’Ukraine.
Articulation entre professionnels et grand public
Le Festival débutera le vendredi par une journée réservée aux professionnels des musées et des sites d’histoire, puis se poursuivra par la soirée d’ouverture pour le grand public avec l’avant-première du biopic consacré à Robert Badinter, cinq mois avant sa sortie, en présence du réalisateur, Pierre Godeau. Des tables rondes s’enchaîneront à l’image de Pétain, complice de l’Holocauste où trois spécialistes viendront démêler le vrai du faux. Les cicatrices de l’Histoire coloniale, les Femmes au Moyen Âge, les défis de la bande dessinée historique ; autant de thématiques présentées et débattues alors qu’un focus sur la crise sidérurgique du bassin lorrain, une cicatrice flagrante est programmée le dimanche à 17 h. La soirée de clôture sera consacrée à l’avant-première du documentaire «Verdun, 300 jours, 300 nuits», raconté par Benoît Magimel. «Marquant la fin de notre cycle de commémoration du 110e anniversaire engagé le 21 février dernier avec l'évocation historique au Bois des Caures, ce Festival est un moment fort pour continuer à perpétuer la transmission de l'histoire au plus grand nombre», confie avec fierté Jérôme Dumont, le président du Département de la Meuse.