En bref

400 maires de la Somme réunis en congrès à Amiens

Plus de 400 élus du département ont pris part au congrès des maires de la Somme, jeudi 2 juillet à Mégacité Amiens. L'AMF 80 et sa présidente, Bénédicte Thiébaut, ont accueilli la secrétaire générale nationale, Murielle Fabre, déterminée à faire remonter les difficultés comme les solutions provenant du terrain.

Le congrès des maires de la Somme 2026, organisé par La Gazette Médias, se présente comme le premier rassemblement des maires et des présidents d'intercommunalités de la nouvelle mandature 2026 – 2032, trois mois après la mise en place des nouveaux élus et les premières interrogations. «35% de renouvellement parmi les maires du département, précise Bénédicte Thiébaut. Un chiffre constant, mais en revanche, dix présidents d'intercommunalités ont changé sur les 14 présidences». La présidente de l'AMF 80 (Association des maires de France de la Somme) souligne de fait l'importance de ce congrès : «Un moment de partage essentiel pour apporter des réponses concrètes aux défis des collectivités».

Frédéric Fauvet, hôte en tant que maire d'Amiens mais lui aussi en tant que nouveau maire et président de la Métropole, y voit également «un temps précieux pour échanger sur les responsabilités collectives». Et pourtant, celles-ci sont émaillées d'incivilités et de menaces en hausse à l'encontre des élus. «Je ne peux même pas les citer toutes, elles sont trop nombreuses», s'en émeut Bénédicte Thiébaut. Un douloureux décompte fait état de 70 élus agressés depuis le début de l'année 2026, le double de l'année 2025 sur la même période.

Les maires en première ligne

En cela, Murielle Fabre, l'invitée d'honneur du congrès 2026 et secrétaire générale de l'AMF, peut se muer en porte-parole des difficultés des élus, elle-même maire d'une petite commune de 3 500 habitants [ndlr : Lampertheim dans le Bas-Rhin]. Elle confirme le caractère fondamental des associations départementales : «Les maires sont en première ligne et ils ont déjà tenu bon lors d'un précédent mandat éprouvant. Un nouveau mandat s'ouvre, il faut donc souligner leur engagement ou leur réengagement». La secrétaire générale précise que «tout vient du terrain et que tout doit remonter du local et non pas descendre des bureaux parisiens, de l’État et du gouvernement».

Elle milite en effet pour une décentralisation, et s'il ne fallait citer qu'un exemple qui retombe sur les collectivités locales en cette période caniculaire, Murielle Fabre expose : «On nous demande pourquoi les bâtiments ne sont pas rénovés pour faire face au changement climatique ? Mais évidemment que les élus et les collectivités aimeraient le faire, à commencer par nos écoles et nos établissements publics. Mais encore faut-il en avoir les moyens. L’État ne peut pas nous demander de dépenser moins, tout en nous transférant toujours plus de charges».