C'est «le chantier emblématique du précédent mandat», pour reprendre les mots de Paul-Loup Tronquoy, maire de Bergues. Réalisé avec la Communauté de communes des Hauts de Flandre, le réaménagement du cœur de ville a mobilisé cinq millions d'euros pour transformer les abords du beffroi et de l'hôtel de ville. Exit le parking qui occupait la place centrale, celui-ci a laissé place à un vaste espace piéton agrémenté de pavés historiques réemployés, de végétation, d'une fontaine et de terrasses élargies.
Un projet participatif…
Avant d'arrêter les choix d'aménagement, près d'un millier de personnes ont participé à une consultation. Les attentes exprimées privilégiaient la qualité de vie et les espaces de convivialité, bien avant la question du stationnement. «Nous voulions créer un véritable lieu de rencontre, avec une identité forte, tout en conservant un centre-ville vivant et attractif». Consciente des inquiétudes des commerçants, la municipalité a maintenu le même nombre de places de stationnement dans un périmètre proche du centre et créé des zones bleues ainsi que des arrêts-minute pour favoriser la rotation des véhicules.
Et l’élu de poursuivre : «Les commerçants avaient naturellement des interrogations mais je leur ai demandé de nous faire confiance tout en prenant un engagement clair : si le commerce en souffrait, nous adapterions les aménagements». Un an après la fin du chantier, aucun commerçant de Bergues n’a exprimé cette demande, au contraire nombre d’entre eux auraient enregistré une progression de leur activité malgré un contexte économique difficile. «Les visiteurs viennent désormais vivre une expérience, profiter des terrasses, de la fontaine et des espaces publics avant de faire leurs achats… c’est exactement ce que nous recherchions».
… pour une attractivité renforcée
Au-delà du commerce, la municipalité estime que cette transformation contribue au rayonnement de la cité fortifiée puisque la fréquentation touristique aurait progressé d'environ 30 % en deux ans. Une dynamique qui bénéficie d'abord aux habitants selon Paul-Loup Tronquoy. «Le premier objectif était d'améliorer leur cadre de vie, si cette qualité retrouvée attire davantage de visiteurs, c'est positif pour toute l'économie locale».