Cette année encore, environ 10 000 spectateurs sont attendus sur les trois jours que durera le festival de musiques actuelles Le murmure du son. Il se dépliera comme à l’habitude en plein coeur d’Eu, sur la place Isabelle d'Orléans et Bragance, au pied de la collégiale Notre-Dame et Saint-Laurent. Cette année, il se déroulera les 9, 10 et 11 juillet. A l’affiche notamment Sanseverino le jeudi ou Superbus et Charlie Winston le samedi.
260 bénévoles
«Cela fait quatre éditions que nous sommes complets avant l’ouverture des portes, explique Antoine Paris, le président de l’association Le murmure du son. Lors de notre rencontre, début juin, il indiquait : «Il reste quelques places pour le samedi. Nous sommes à 80 % de réservations pour le vendredi et à près de 70 % pour le jeudi».
Pas moins de 260 bénévoles s’affairent pour faire de chaque édition un succès en misant sur une programmation à la fois exigeante et populaire avec des tarifs très corrects, soit 45 euros par personne le samedi et 85 euros le pass de deux jours pour le vendredi et le samedi. Les organisateurs peuvent compter sur un budget de 700 000 euros. L’association alimente sa trésorerie. Elle est aussi épaulée par des subventions publiques, venant notamment du Département de Seine-Maritime, de la Région Normandie, de la Communauté de communes des Villes Soeurs.
Partenariats et mécénats représentent au total environ la somme de 100 000 euros cette année. Les membres du bureau et du conseil d’administration de l’association se réunissent de septembre à juillet pour trouver ces financements à part entière et nécessaires à la fois :
«Il s’agit de commerçants de la ville d’Eu et des alentours, d’entreprises de tous secteurs d’activités comme les travaux publics, des grandes enseignes de distribution ou de bricolage, de professionnels de la santé ou du paramédical… On peut mettre en place des opérations de partenariat ou de mécénat. En contrepartie, selon la nature du soutien, on leur offre de la visibilité sur différent supports de communication, des invitations, des goodies…», développe le président.
«Rester un festival populaire»
À noter que le mécénat permet aux entreprises de leurs impôts 60 % du montant de leurs dons à des organismes d'intérêt général (associations, fondations, musées, etc.), dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d'affaires hors taxes : «Sans le soutien des partenaires et mécènes, nous serions obligés de réduire la programmation. Nous sommes une association à but non lucratif. Il nous faut faire très attention, notamment aux montants des cachets des artistes, pour rester un festival populaire», affirme Antoine Paris.
De plus, Le murmure du son permet des retombées directes dans l’économie locale, estimées selon le président de l’association, à environ 100 000 euros : «Les festivaliers passent le week-end sur place, rappelle t-il. Ils ont besoin de se nourrir, de se loger et de faire du shopping. L’association aussi fait travailler les commerces et hôtels locaux». Réceptionniste à l’hôtel-restaurant trois étoiles Le Mayrena, à Eu, Mathilde confirme : «Nous comptons 29 chambres. Nous avons déjà enregistré des réservations de festivaliers pour cette année. En général, nous sommes complet ce week-end là».