En route pour Novaparc ! D'abord basée à Warluis, l'entreprise de mécanique générale Technimeca se sentait un peu à l'étroit dans ses locaux. Elle a donc provisoirement emménagé à Hermes, avant un prochain déménagement définitif au sein de la nouvelle zone d'activité de Beauvais. «L’atelier était saturé : on ne pouvait plus rentrer une machine de plus», sourit Maxime Lachenaud, qui loue désormais un atelier de 200 m² (anciennement TSB) rue du Moulin d'Isle à Hermes, en guise de solution temporaire.
Un chiffre d'affaires en forte augmentation
Voilà quatre ans, que le jeune dirigeant de 36 ans, ancien cadre chez Safran, a repris cette belle endormie qu'était Technimeca. Créée il y a une vingtaine d’années, l'entreprise intervient dans l’usinage et la chaudronnerie de pièces industrielles. À son arrivée en 2021, juste après la crise sanitaire, le nouveau dirigeant hérite d’une structure fragile sur le plan technologique. «Le matériel n’avait quasiment pas évolué depuis dix ans. L’entreprise gagnait de l’argent en n’en dépensant pas», résume-t-il. Un modèle qui atteignait ses limites face à une concurrence mieux équipée et avec lequel Maxime Lachenaud a souhaité rapidement rompre.
Trois machines ont été intégrées en trois ans : un tour traditionnel de grande capacité, un tour quatre axes avec embarreur et un centre d’usinage cinq axes. L’effectif est passé de cinq à huit salariés, dont un apprenti, et un recrutement supplémentaire est en cours. Ces investissements conséquents ont été réalisés en s'appuyant sur la clientèle régulière et fidèle de l'entreprise. En quatre ans, le chiffre d’affaires a progressé d’environ 40 % s'approchant doucement du million d'euros.
Un nouveau positionnement commercial
Le projet de construction d’un bâtiment de 1 000 m² à Novaparc doit accompagner ce développement. Au-delà de l’agrandissement, l’enjeu est organisationnel. Le nouveau bâtiment accueillera de nouveaux postes : fonctions support, méthode, qualité, bureau d'étude… et améliorera les conditions de travail. Technimeca vise ainsi un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros d’ici trois à quatre ans, tout en conservant une taille maîtrisée, autour de quinze salariés.
Ce redimensionnement et la modernisation de l'outil de production permettent aussi d'envisager une évolution dans la stratégie commerciale. «Je veux sortir progressivement de la mécanique générale de dépannage pour aller vers des pièces plus complexes, avec de la petite et moyenne série, voire plus», explique Maxime Lachenaud. Le jeune homme se dit ainsi prêt à explorer des marchés plus exigeants comme l'aéronautique, la défense, le luxe, voire le secteur médical… L’entreprise est déjà certifiée ISO 9001 et pourrait engager d’autres démarches (EN 9100, ISO 14001) selon les opportunités. Dans un contexte économique incertain, Technimeca s’appuie sur la diversification de sa clientèle pour lisser les cycles.
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre