Dossier

AG en mode incertitudes généralisées pour la Fédération du BTP de Meurthe-et-Moselle

La Fédération du BTP de Meurthe-et-Moselle vient de tenir son assemblée générale, le 3 juin au stade Marcel Picot de Tomblaine, dans un climat d’incertitudes généralisées. 

Baisse de près de 4% des logements mis en chantier et de près de 11% pour ceux autorisés en mai dernier en Meurthe-et-Moselle (source : CERC Grand Est) ! Une production de béton prêt à l’emploi (BPE) en chute d’un peu plus de 16 % sur la même période et une baisse de près de 2% des emplois salariés et un recours à l’intérim en diminution de près de 7% dans le département.

C’est sur cette base conjoncturelle, loin d’être réjouissante, qu’Arnaud Tisserand, le président de la Fédération du BTP de Meurthe-et-Moselle a ouvert l’assemblée générale de sa fédération (430 adhérents représentant près de 7 000 salariés), le 3 juin en fin d’après-midi dans les salons du Stade Marcel Picot de Tomblaine.

«Les signaux restent très préoccupants et nous demeurons dans une période d’incertitudes majeure ! L’activité ralentit sur le terrain. Cette situation économique va nous demander du collectif et de la transparence entre les différents acteurs pour passer le cap».

Reste qu’aujourd’hui, impossible de se projeter réellement ! Le climat de permacrise est accentué par la situation géopolitique au Moyen-Orient et les choses ne devraient, pour l’heure, pas réellement s’arranger.

Freins réglementaires

«Dans la logique où le conflit en Iran se poursuit et que la situation du détroit d’Ormuz perdure, le scénario envisagé d’une baisse de la croissance et d’une augmentation de l’inflation pourrait se concrétiser. Les difficultés, elles sont devant», assure Christophe Maurel, le directeur de la Banque de France de Meurthe-et-Moselle invité à éclairer sur la situation économique.

Au climat économique s’ajoute, pour la profession du BTP, les redondants freins réglementaires à l’image d’une nouvelle salve sur la Responsabilité élargie du producteur (REP), écoconstruction payée par les entreprises pour financier les éco-organismes pour la récupération de leurs déchets de chantiers.

«Sur ce sujet, la colère des entreprises est bien présente. Aujourd’hui, nous avons besoin de pragmatisme et non d’idéologie», assure Arnaud Tisserand.

Dans ce contexte, pas facile de donner du baume au cœur ! Mission pourtant accomplie par l’invité du jour, Alain Bernard, le champion olympique de natation en clôture d’assemblée générale.