«Je suis heureux du succès du restaurant atypique. Il n’y avait pas une telle offre à moins d’une dizaine de kilomètre», se réjouit Richard Doinel, maire d’Hornoy-le-Bourg. Projet porté par l’ancienne municipalité mais concrétisé par la nouvelle, L’écrin du bourg vient d’ouvrir dans une ancienne coopérative agricole, en plein coeur de la commune. La municipalité loue le local et a financé le matériel.
De nombreux services de proximité
Ce restaurant, porté par un excellent bouche à oreille, jouxte une recyclerie qui a ouvert dans le même bâtiment début 2025, gérée par l’association pour l’insertion professionnelle en Somme basée à Liomer. Ainsi, l’ancien chef lieu de canton continue de se développer et de gagner en attractivité tout en cultivant ses atouts : école de 280 élèves, boulanger, pharmacie, PMU/presse, coiffeur, banque, vétérinaire, artisans, agence postale communale, garagiste, supérette, ambulances, deux jeunes médecins, cabinet d’infirmières, ehpad Daniel-Croizé, kiné, orthophoniste, podologue, psychologue, services d’hospitalisation et de soins à domicile, notaire, caserne de pompiers… : «Deux dentistes pourraient s’installer. Il est essentiel de pouvoir compter sur des services de proximité. La boucherie a fermé. Nous pourrions vendre le local pour une nouvelle ouverture», informe t-il.
Savoir gérer son patrimoine immobilier
Aujourd’hui, sa volonté est de prendre soin de ses dix communes associées : «Elles se sentaient délaissés, souligne Richard Doinel. Nous allons notamment enfouir les réseaux. Au total, nous nous développons sur 52 km2. C’est autant qu’Amiens. L’équipe de huit agents communaux a la charge de 80 km de trottoirs ! Nous avons un parc immobilier trop grand. Il comprend notamment sept salles communales à mettre en conformité. La moitié de la dizaine de logements locatifs n’a pas été entretenue. Nous avons mis en vente deux maisons à Hornoy».
Par ailleurs, un lotissement va sortir de terre sur un terrain communal. La trentaine de lots devrait être commercialisée, à prix attractifs, l’an prochain. La municipalité prévoit de développer son marché du jeudi matin et de miser sur un tourisme vert. Durant les deux mandats qu’il entend mener, Richard Doinel envisage la réfection entière et la mise en sécurité de la départementale, empruntée par 3 000 véhicules par jour.
Seul bémol, l’extension de la résidence senior, stoppée depuis quatre ans : «Nous allons mettre ça dans les mains d’un avocat, annonce l’élu. Le centre communal d’action sociale qui porte le projet a contracté un prêt de 2,9 millions d’euros à fonds perdus. Le promoteur ne joue pas le jeu».