En bref

Chalon-sur-Saône, futur centre de pilotage de la navigation fluviale sur l’axe Rhône-Saône

Voies navigables de France (VNF) investit 68 millions d’euros pour moderniser la gestion du réseau fluvial Rhône-Saône. À partir de 2028, un centre de commande installé à Chalon-sur-Saône supervisera à distance les écluses et barrages du bassin, avec pour objectif d’améliorer la sécurité, la continuité du trafic et la gestion de la ressource en eau.

© DR.

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Chalon-sur-Saône accueillera dès 2028 le futur poste de commande centralisé de Voies navigables de France pour le bassin Rhône-Saône. La première étape du projet a été lancée avec la pose symbolique de la première pierre du bâtiment qui abritera les équipes chargées de superviser les infrastructures de navigation. Ce programme s’inscrit dans un vaste plan de modernisation du réseau fluvial national, doté de 68 millions d’euros. Outre la construction du centre chalonnais, l’opération prévoit notamment le déploiement de centaines de kilomètres de fibre optique, l’installation de capteurs et de caméras sur les ouvrages ainsi que le renouvellement des systèmes de pilotage. Le bâtiment, conçu avec des matériaux à faible impact environnemental, représentera un investissement d’environ 4 millions d’euros et accueillera une cinquantaine d’agents. À terme, il permettra de centraliser le suivi des infrastructures situées entre Montbéliard et Saint-Gilles-du-Gard et de favoriser une exploitation plus continue du réseau à grand gabarit.

Sécurité renforcée et gestion optimisée de l’eau

Le futur centre assurera une surveillance permanente des écluses et barrages du bassin. Les opérateurs disposeront d’une vision globale du réseau afin d’informer les usagers sur les conditions de navigation et d’intervenir en cas d’incident, de crue ou de sécheresse. La téléconduite des ouvrages doit également permettre une gestion plus précise des niveaux d’eau. Les barrages jouent un rôle essentiel pour maintenir les conditions de navigation, mais aussi pour répondre aux besoins des populations, de l’agriculture et de l’industrie. Le réseau concerné représente un enjeu économique important. Chaque année, il transporte près de 4,5 millions de tonnes de marchandises et accueille une activité touristique soutenue, entre croisières fluviales, bateaux de promenade et plaisance. Les travaux doivent s’achever fin 2027 pour une mise en service prévue au début de l’année 2028.