Les habitants, collectivités, entreprises et associations disposent désormais de deux semaines supplémentaires pour formuler leurs observations sur le projet Cigéo, destiné au stockage géologique profond des déchets radioactifs les plus dangereux. Accessible via le registre numérique dédié, cette enquête publique constitue une étape réglementaire préalable à la décision de l'État concernant la demande d'autorisation de création déposée par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Afin de favoriser les échanges avec le public, deux nouvelles réunions sont programmées : le 4 juillet à Bar-le-Duc et le 8 juillet à Chaumont. Cette prolongation répond à une demande de la commission d'enquête, soucieuse de laisser davantage de temps aux citoyens et aux acteurs socio-économiques pour s'exprimer sur un projet qui concerne directement les territoires de la Meuse et de la Haute-Marne. Au-delà des enjeux environnementaux et de sûreté nucléaire, Cigéo représente un projet structurant pour l'économie locale, avec des retombées attendues en matière d'emplois, d'activité pour les entreprises du BTP, de services, de sous-traitance industrielle et d'investissements publics sur plusieurs décennies.
Cigéo : un investissement stratégique pour la France
À l'échelle nationale, Cigéo constitue l'un des plus importants projets d'investissement de la filière nucléaire française. Son développement mobilise des financements de plusieurs dizaines de milliards d'euros sur le long terme et s'inscrit dans la stratégie nationale de gestion des déchets radioactifs, indispensable à la poursuite de la politique électronucléaire française. Pour les industriels, les entreprises d'ingénierie, les sociétés de travaux publics et l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, ce chantier représente un important marché de long terme, tout en renforçant les enjeux d'acceptabilité territoriale et de concertation publique autour des grandes infrastructures énergétiques.