Alors que la Côte-d'Or est confrontée à la sécheresse, aux restrictions d'eau et à une multiplication des incendies, la députée Les Écologistes Catherine Hervieu alerte sur les conséquences du dérèglement climatique. Elle estime que les réponses apportées par la récente loi d'urgence agricole ne sont pas adaptées aux enjeux actuels.
Une ressource en eau sous pression
L'élue rappelle, dans son communiqué, que plusieurs secteurs du département sont touchés par les restrictions d'usage de l'eau. Elle souligne également les difficultés rencontrées par certaines communes, contraintes d'être alimentées en eau potable par camion-citerne, ainsi que la vulnérabilité de plusieurs réseaux de distribution. Selon elle, cette situation représente aussi un enjeu de santé publique, notamment pour les personnes âgées de 75 ans et plus.
La députée met également en avant l'augmentation des départs de feu observée depuis le début du mois de juillet. Elle évoque la forte mobilisation des services de secours, confrontés à plusieurs incendies simultanés, et salue l'engagement des sapeurs-pompiers, des soignants, des forces de l'ordre et des élus mobilisés sur le terrain.
Une critique de la loi d'urgence agricole
Catherine Hervieu estime que la loi d'urgence agricole affaiblit la protection de la ressource en eau. Elle regrette que la protection renforcée ne concerne que 6% des captages d'eau potable et appelle à étendre cette protection à l'ensemble des aires d'alimentation et de captage, en interdisant les pesticides de synthèse et les engrais minéraux azotés. Elle critique également les dispositions relatives au stockage de l'eau et aux méga-bassines, qu'elle considère inadaptées au contexte climatique.
L'élue plaide pour des pratiques agricoles plus économes en eau, le développement de l'agroforesterie, la restauration des zones humides et un partage plus sobre de la ressource. Elle conclut en appelant la population à la vigilance afin de limiter les risques d'incendie durant l'été.