Le 21 septembre, le Conseil départemental de la Côte-d’Or a réuni ses élus pour une session extraordinaire consacrée aux conséquences des fortes chaleurs enregistrées cet été. Cinq rapports étaient au programme de cette séance, avec plusieurs mesures portant sur la prévention et la lutte contre les incendies ainsi que sur les conséquences de la sécheresse pour l’agriculture.
Le soutien du Département au SDIS 21
Le Département soutient le Service départemental d’incendie et de secours de Côte-d’Or (SDIS 21). Il participe à plus de la moitié de son budget de fonctionnement, avec un financement de 23 millions d’euros. Il prévoit également 1 million d’euros par an pendant cinq ans pour la rénovation des casernes.
Depuis 2022, 5 millions d’euros ont par ailleurs été consacrés à l’achat de camions dédiés aux feux de forêt et de véhicules d’intervention. Le Département compte aussi 46 agents sapeurs-pompiers volontaires, dont 23 spécialisés dans la lutte contre les feux de forêt.
Le dispositif de détection précoce testé au Mont Afrique sera généralisé. Des caméras surveilleront les massifs forestiers et analyseront les images grâce à l’intelligence artificielle. En cas de fumée détectée, une alerte sera transmise au SDIS afin de localiser rapidement le lieu de l'incendie.
Une réflexion sera également engagée avec les départements limitrophes, notamment la Saône-et-Loire et le Jura, pour disposer d’un hélicoptère bombardier d’eau mutualisé dès l’été prochain.
Sensibiliser les jeunes et aider les agriculteurs
Le Département prévoit aussi le lancement du programme « Génération Sécurité civile Côte-d’Or ». Une expérimentation sera menée cette année dans quatre collèges pour sensibiliser les élèves aux risques, aux comportements à adopter en cas d’urgence et à l’organisation des secours. Une nouvelle section de jeunes sapeurs-pompiers doit également voir le jour dans un collège.
Face à la sécheresse, le Département fait évoluer ses aides en faveur du stockage de l’eau et du curage des puits à usage agricole. Une expérimentation avec le Syndicat des Eaux et de Services Auxois-Morvan doit permettre d’identifier des points d’eau non utilisés pour l’eau potable et des secteurs où récupérer les eaux de ruissellement pour l’agriculture.