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Déchets : les Écologistes de Côte-d’Or critiquent la rénovation de l’incinérateur dijonnais

Les Écologistes de Côte-d’Or contestent la politique des déchets de Dijon métropole, après la rénovation de l’unité de valorisation énergétique. Ils demandent de privilégier la réduction, le réemploi et le recyclage.

© Dijon Métropole.

© Dijon Métropole.

La rénovation de l’unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets de Dijon suscite des réserves chez les Écologistes de Côte-d’Or. Dans un communiqué de presse, les militants écologistes métropolitains reconnaissent l’utilité de la modernisation de l’incinérateur, mais critiquent les choix de la collectivité. Le projet, d’un montant de 193 millions d’euros, s’inscrit dans une politique des déchets qui, selon eux, ne correspond pas suffisamment aux besoins du territoire.


Des choix de gestion remis en question


Pour les Écologistes, la rénovation de l’UVE reste fondée sur une logique consistant à alimenter l’incinérateur pour produire de la chaleur, y compris avec des déchets humides. Ils estiment que cette approche ne tient pas suffisamment compte des priorités exprimées par les citoyens au sein du conseil de développement de Dijon métropole, plusieurs mois avant la décision de rénovation de l’incinérateur. 


Les habitants ont sollicité la mise en place d’une tarification incitative pour encourager le recyclage. À Dijon, ils ont proposé de remplacer l’une des collectes hebdomadaires de la poubelle grise dans les zones d’habitat dense par une collecte des déchets verts en porte-à-porte. L’objectif est de mieux extraire les déchets de cuisine, dont l’humidité limite la qualité de la combustion. Les citoyens ont également demandé une politique plus ambitieuse de réduction des déchets, notamment par le réemploi.


Pour les Écologistes, ces mesures peuvent coexister avec le réseau de chaleur. Ils regrettent que l’exécutif métropolitain ait privilégié un investissement massif plutôt que les propositions formulées par les citoyens, et demandent une évolution de la politique des déchets vers davantage de réduction, de réemploi et de recyclage.


Les militants écologistes rappellent également l’échec du projet hydrogène, qui devait valoriser l’électricité produite par l’incinération. Selon eux, son arrêt définitif s’est soldé par une perte nette de 15 millions d’euros à la charge des contribuables.