En bref

En Normandie, RTE engage trois nouveaux chantiers électriques

RTE a lancé trois nouveaux chantiers dans le cadre du projet Transition énergétique des Boucles de la Seine. Ces travaux doivent renforcer le réseau électrique normand pour accompagner l’électrification des activités industrielles et le développement des productions d’énergie décarbonée.

© RTE Réseau de Transport d'Electricité. RTE renforce le réseau électrique de Seine-Maritime.

© RTE Réseau de Transport d'Electricité. RTE renforce le réseau électrique de Seine-Maritime.

À Saint-Jean-de-Folleville, en Seine-Maritime, les travaux préparatoires du futur poste électrique de Roseaux ont débuté sur une emprise d’environ sept hectares. En parallèle, quatre équipes interviennent sur le tracé de la liaison souterraine de 225 000 volts entre Sandouville et Saint-Jean-de-Folleville, où 20 kilomètres de génie civil sont prévus. 

Un troisième chantier concerne la préparation de la ligne aérienne de 400 000 volts reliant les postes de Rougemontier et de Roseaux, notamment dans le secteur du Marais Vernier. Ces opérations constituent la deuxième phase du projet, après le démarrage des travaux du poste électrique de Noroit.

Au-delà des infrastructures, le programme représente un enjeu économique pour les entreprises locales. RTE estime à 20 millions d’euros les retombées économiques que généreront les travaux dans la région jusqu’en 2029. Le gestionnaire du réseau indique avoir rencontré des entreprises normandes en amont du chantier afin de leur permettre de se positionner sur les marchés associés. Les travaux s’inscrivent dans une opération de long terme, dont les effets dépendront notamment des commandes confiées aux acteurs économiques du territoire.

L’électrification industrielle transforme les besoins énergétiques

À partir de 2029, le renforcement du réseau doit faciliter le raccordement de nouveaux moyens de production d’électricité décarbonée, nucléaires et renouvelables, ainsi que celui des industriels qui électrifient leurs procédés ou s’implantent en Normandie. Les besoins des ménages évoluent également avec le développement des pompes à chaleur et des véhicules électriques.

RTE a déjà signé une dizaine de contrats de raccordement avec des industriels. Selon ses projections, la consommation électrique de la zone pourrait être multipliée par quatre d’ici 2035. Cette évolution place les infrastructures de transport au cœur des décisions d’investissement industriel : leur capacité à acheminer l’électricité conditionne le développement de nouvelles activités et l’adaptation des sites existants. Le projet doit ainsi contribuer à préparer le réseau aux besoins énergétiques futurs de la vallée de la Seine.