Interview

French Tech BFC : un écosystème régional en pleine montée en puissance

Environ 150 entreprises et partenaires du monde de l’innovation se sont retrouvés ce 27 mai pour l’assemblée générale de la French Tech Bourgogne-Franche-Comté. Une occasion pour Silvère Denis, directeur délégué, de revenir sur les trois années de labellisation et sur l’avenir après sa reconduction. 

Silvère Denis, directeur délégué de la French Tech Bourgogne-Franche-Comté, tire un bilan positif des trois dernières années de labellisation. © French Tech BFC

Silvère Denis, directeur délégué de la French Tech Bourgogne-Franche-Comté, tire un bilan positif des trois dernières années de labellisation. © French Tech BFC

Quel est le rôle de la French Tech régionale ? 

Notre mission consiste à fédérer l’ensemble des acteurs de l’innovation : les entreprises bien sûr, mais aussi les structures qui gravitent autour de cet écosystème, qu’elles soient financeuses, institutionnelles ou issues de la recherche académique. L’objectif est de créer un environnement favorable au développement des startups et de faciliter leur croissance.

L’assemblée générale est l’occasion de revenir sur l’année écoulée. Quel bilan tirez-vous ?

Nous revenons même sur les trois dernières années, puisque notre labellisation vient d’être renouvelée pour une nouvelle période de trois ans. Durant ce cycle, la French Tech Bourgogne-Franche-Comté a changé d’échelle, avec un écosystème davantage structuré et des relations renforcées avec les financeurs et les marchés. Dans le cadre du programme “Je choisis la French Tech”, nous avons organisé plus de 2 000 rendez-vous entre des startups régionales et des acheteurs publics ou privés : ministères, grands groupes ou acteurs économiques du territoire. L’objectif est de promouvoir l’innovation et les solutions souveraines françaises. Nous avons également développé des rendez-vous experts pour permettre aux entreprises de trouver rapidement les bons interlocuteurs sur des sujets comme la fiscalité, l’URSSAF, le juridique ou la comptabilité, grâce à notre réseau de référents

Quels sont les projets pour les trois prochaines années ?

Notre ambition est de poursuivre le changement d’échelle de l’écosystème régional, notamment en nous appuyant davantage sur les communautés locales labellisées pour être encore plus proches du terrain. Nous avons défini quatre priorités. La première consiste à faire émerger davantage de projets innovants, puis à les orienter et les accompagner. La deuxième porte sur l’accès au financement, qui reste un enjeu majeur en région. Nous développons des dispositifs de mise en relation avec des fonds et des programmes dédiés pour aider les startups à préparer leurs levées de fonds. La troisième priorité vise à ouvrir de nouveaux marchés en facilitant les connexions avec les donneurs d’ordre publics et privés. Enfin, nous voulons continuer à lever les freins administratifs et simplifier les parcours pour faciliter le développement des entreprises innovantes.

Quel est le poids de l’écosystème French Tech régional ?

En décembre dernier, notre réseau comptait 511 membres, dont 414 entreprises. Ensemble, elles représentent près de 13 500 salariés et 797 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Comment retenir les start-ups sur le territoire et en attirer de nouvelles ?

Nous ne les retiendrons pas uniquement en mettant en avant la qualité de vie ou les paysages. Les startups ont besoin de financements, de clients, de talents, de partenaires industriels, de locaux et de visibilité. L’objectif est de les accompagner dans leur développement, y compris à l’international, tout en conservant leur ancrage régional. Et cela fonctionne de plus en plus. Nous parvenons aussi à attirer de nouvelles entreprises. Notre région possède une forte culture industrielle. C’est un véritable atout, à condition de la connecter à l’innovation. Le rebond industriel passera, selon moi, par la technologie.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert