Les données régionales de l'enquête menée par Macadam mettent en lumière une véritable culture de la déconnexion dans le Grand Est. Les habitants de la région sont les plus nombreux de France à se déclarer heureux de prendre du temps pour eux (35,5%) lorsqu'ils décident de lever le pied. Ce comportement s'accompagne d'un très faible taux de regret : seuls 18,7% des sondés locaux affirment ressentir de la culpabilité. Cet arbitrage du temps disponible bouscule les codes de la productivité traditionnelle et transforme la paresse en un levier d'optimisation de la récupération.
Un arbitrage de la consommation du temps libre
Ce détachement face à la culpabilité influence directement l'économie locale du temps libre et des loisirs numériques. À l'échelle nationale, le repos se traduit par une forte consommation d'écrans, avec 40% des Français qui privilégient les séries et 26% les réseaux sociaux, souvent au détriment des corvées ménagères (30%). Dans le Grand Est, cette gestion du temps s'articule autour d'une recherche de sérénité. Elle varie cependant selon les profils, les femmes restant globalement plus exposées à la charge mentale à l'échelle du pays, tandis que les jeunes générations assument plus facilement leur flemme que leurs aînés.
La santé publique face aux contraintes climatiques
L'étude démonte le cliché d'une région sédentaire. Le renoncement à l'activité physique n'est pas lié à la paresse, mais à des facteurs externes. En été, les fortes chaleurs freinent les déplacements de plus de huit répondants sur dix. Pour les décideurs économiques et les acteurs de la santé dans le Grand Est, la motivation profonde pour se remettre en mouvement repose sur la santé (28%) et le bien-être personnel (27%), reléguant les défis et les récompenses financières au second plan.