Au Grand Verdun, la prochaine bataille budgétaire se prépare avant même le lancement des futurs chantiers. Lors d’une réunion du Bureau du Conseil communautaire, les élus ont examiné les moyens de maintenir des finances jugées saines, tout en conservant suffisamment de marges de manœuvre pour investir. Parmi les priorités figure notamment la GEMAPI, avec des dépenses programmées autour de la prévention des inondations et de l’adaptation au changement climatique. Restauration et entretien des cours d’eau, études hydrauliques et dispositifs destinés à ralentir les ruissellements font partie des opérations envisagées. Le Grand Verdun entend ainsi protéger son fonds de roulement et piloter sa trésorerie afin de disposer de capacités d’action lorsque de nouveaux projets devront être engagés.
Les collectivités anticipent leurs dépenses futures
Le cas du Grand Verdun illustre une problématique désormais largement partagée par les intercommunalités françaises : maintenir une capacité d’investissement tout en anticipant des dépenses nouvelles liées au climat. La programmation pluriannuelle devient alors un outil de maîtrise financière, permettant de hiérarchiser les projets et de lisser les besoins de financement. Cette anticipation concerne directement les entreprises susceptibles d’intervenir sur les chantiers publics, mais aussi l’économie locale, puisque les investissements des collectivités soutiennent l’activité dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’ingénierie et des services.