Dossier

Grandvilliers : des ateliers d’art floral avec Charlotte Degry

Après un cursus de formations de trois ans qui l’a mené notamment au prestigieux château de Chenonceaux, l’artisane fleuriste freelance s’est installée à Hautbos, près de Feuquières. Elle aime partager sa passion lors d’ateliers d’art floral pour le grand public comme ceux qui vont débuter à Grandvilliers. 

Issue d’une famille d’agriculteurs picardo-normands, Charlotte Degry, 33 ans, a entamé une belle carrière comme designer concepteur chargée de projets à l’international avant de changer de voie professionnelle au moment du Covid. «J’ai toujours été liée à la terre, au végétal, confie t-elle. Durant la pandémie, je suis allée à la rencontre de fleuristes en boutiques et en atelier. J’ai passé ensuite un CAP de fleuriste en alternance avec l’école des fleuristes de Paris. En parallèle, je me suis intéressée aux fermes fleurales. J’ai poursuivi mon parcours par un BP en alternance de deux ans au château de Chenonceaux. C’était très formateur». 

Durant ses cursus, elle a été accompagnée par des professeurs meilleurs ouvriers de France. Elle a même eu l’honneur de remettre le bouquet du muguet du 1er mai en 2023 à la première dame, Brigitte Macron, et au président de la République, Emmanuel Macron. Elle a aussi composé des bouquets pour les invités. 

Un concept

C’est en novembre 2024 qu’elle s’est lancée chez elle à Hautbos, près de Feuquières, comme artisane fleuriste freelance, avec pour ambition de proposer une autre approche du végétal. «Elle repose sur la saisonnalité, sur le consommer différemment, développe t-elle. Par exemple, en ce moment, ce n’est pas la saison des roses. La majorité de mon travail est consacré à la fabrication de bouquets pour tous les jours, des mariages, des deuils… Mes créations sont dans un esprit jardin, sensibles… Selon les projets, je peux me déplacer jusque deux heures autour de mon atelier». 

D’ailleurs, elle cultive sur une petite parcelle des graminées, des variétés de dalhias… qu’elle ne retrouvent pas chez ses productrices de fleurs situées dans la Somme, dans l’Eure et dans la Seine-Maritime ou en basse saison dans le Var. Elle est d’ailleurs membre du collectif de la fleur française qui soutient la production de notre pays. Ainsi, elle s’engage à s’approvisionner à 60% dans l’hexagone : «C’est un pourcentage que je dépasse largement», assure t-elle. 

Fleurs de saisons à l’honneur 

Alors que le printemps arrive à grands pas, tulipes, anémones et renoncules - qui poussent en partie sur son terrain - sont mises à l’honneur. Les participants - débutants ou confirmés - de son premier atelier d’art floral qui se déroulera au centre social rural de Grandvilliers le mercredi 17 mars prochain de 17 h 30 à 19 heures puis les troisièmes mercredis du mois pourront le découvrir avec au programme la confection d’un centre de table pour Pâques (une séance d’essai est possible puis carte de six ateliers : 20 euros la séance au lieu de 23). 

Charlotte Degry leur demande de venir avec un panier en osier qui sera étanchéifié, des fleurs et des petits objets à planter comme des oeufs ou des lapins. En cas de besoin, elle pourra fournir des fleurs, des feuillage et du matériel, moyennant un complément : «Les gens sont en demande d’expériences, assure t-elle. Ils ont besoin de récréer du lien et de partager des moments de convivialité. Le végétal apporte du bien-être. Il apaise. J’aime transmettre et échanger. Je donne des conseils techniques pour parvenir à un équilibre visuel, car l’art floral c’est beaucoup de géométrie, et pour l’entretien. Mais je les laisse libre de créer ce qu’ils veulent!»

Les personnes désirant participer à d’autres ateliers animés par Charlotte Degry peuvent s’adresser également au centre social de Songeons où elle est présente les quatrièmes jeudis du mois. En avril, elle se déplacera à la ferme florale de Villedieu à Haucourt dans la Seine-Maritime. De même, elle assurera un atelier d’art floral le 9 mai prochain au château de Digeon dans la Somme.