Dossier
Réhabilitation d'un pôle scolaire

Hesdin-La-Forêt : une école pensée pour le climat de demain

Après un été marqué par de fortes chaleurs, ce mardi 1er septembre, 130 écoliers d'Hesdin-La-Forêt, dans le Pas-de-Calais, ont fait leur rentrée dans une école entièrement réhabilitée pour mieux résister au climat de demain. Découverte de l'école de la Forêt. 

Ce projet ambitieux de 3,8 millions d'euros a été mené de juillet 2024 à avril 2026. Le nouveau pôle scolaire regroupe désormais deux écoles, maternelle (ancienne école des Tilleuls) et élémentaire, sur un site unique, rue Andrée-Patoux, doté d'une cour “Oasis” innovante et dans l’air du temps, entièrement végétalisée. Le bâtiment datant de 1965, était devenu vieillissant et inadapté aux normes énergétiques actuelles. La commune fait alors le choix, ambitieux pour une collectivité de cette taille (Hesdin-La-Forêt compte 4500 habitants), de réhabiliter l'existant plutôt que de démolir et reconstruire. « Nous ne voulions surtout pas créer une friche supplémentaire, c’est un choix économique, responsable et environnemental », explique le maire, Matthieu Demoncheaux.

Un pôle éducatif unique, face au collège

Le nouveau pôle scolaire regroupe une école maternelle de 3 classes, une école élémentaire de 5 classes, un espace ULIS, un RASED et un restaurant scolaire. Cela représente 1 120 m² de bâtiments réhabilités et 200 m² de constructions neuves, pour la cantine, les sanitaires et la cour Oasis. Pour le maire, ce regroupement change concrètement le quotidien des familles. « Les enfants peuvent commencer leur scolarité en maternelle, poursuivre en élémentaire dans le même environnement, et grandir progressivement dans un lieu qu'ils connaissent », détaille-t-il. Un site unique, plus simple à gérer pour les parents, et plus facile à entretenir pour la commune, qui mutualise ses équipements. Au-delà des bâtiments, ce nouvel établissement est le fruit d'une réflexion partagée avec les enseignants et les usagers de l’école. L’Inspecteur de l'Education Nationale et ses services ont également participé à cette réflexion et s’y installeront prochainement, avec trois bureaux mis à leur disposition. Le collège des Sept Vallées se trouve juste en face, ce qui fait de ce secteur un véritable pôle éducatif au cœur de la ville.

La cour oasis, symbole du projet

Entièrement bitumée à l'origine, la cour de récréation a été repensée de fond en comble et elle donne envie de retourner à l'école ! Plus de végétation, des jeux, davantage d'ombre, des espaces engazonnés partout : l'objectif est d'apporter fraîcheur et confort, tout en répondant au changement climatique. Les sols ont été désimperméabilisés et la gestion des eaux pluviales repensée, avec des noues et une toiture végétalisée, pour que l'eau soit infiltrée au plus près de l'endroit où elle tombe plutôt que rejetée dans les réseaux. Le bâtiment a lui aussi été traité pour durer : isolation thermique par l'extérieur, remplacement des menuiseries et des doubles vitrages, installation de volets roulants. « On souhaite que cette école, confortable aujourd'hui, puisse le rester à l’avenir », insiste le maire, qui rappelle que la commune a pu mesurer, cet été, l'importance de ces adaptations face aux fortes chaleurs.

Place aux enfants

Durant le chantier, les cours ont été dispensés dans des modulaires, sur le site de l'ancienne école maternelle. Aujourd'hui, les élèves profitent pleinement de leurs nouveaux locaux. « Nous avons construit des murs, aménagé des espaces, imaginé cette cour oasis, mais maintenant, c'est aux enfants d'écrire la suite de l'histoire », conclut le maire. « Dans quelques années, on ne souviendra pas du montant des travaux. Mais les citoyens de demain se souviendront de leur école, de leurs copains, de leurs récréations, des arbres, de la cour et c’est la plus belle chose que nous pouvions leur offrir». 

Un budget de 3,8 millions d'euros, porté par de nombreux partenaires

Le budget global de l'opération s'élève à 3,8 millions d'€ HT, dont 510 000 € pour la phase d'études. Un montant conséquent pour la collectivité, malgré 50 % de subventions. Parmi les partenaires l'État (Fonds vert, DETR/DSIL), le Département, la Banque des Territoires via le programme Petites Villes de Demain, la Fédération départementale de l'énergie, l'Agence de l'eau, l'Ademe et le CAUE du Pas-de-Calais. Le Programme Petites Villes de Demain a permis de bénéficier d'un accompagnement par une cheffe de projet. Ce programme de l'État accompagne les petites villes en leur offrant une ingénierie dédiée et un accès facilité à des partenaires financiers et techniques, afin de renforcer l'attractivité des centres-villes.