En bref

L’association les Robin.e.s des bennes arrive à Beauvais

Après avoir vu le jour en 2019 à Amiens puis en 2024 à Saint-Quentin, l’association Robin.e.s des bennes, qui lutte contre les gaspillages et la précarité, annonce son arrivée à Beauvais. Une première réunion d’information est annoncée le 30 septembre. 



Louise Boyard, la fondatrice des Robin.e.s des Bennes. © L’association les Robin.e.s des bennes

Louise Boyard, la fondatrice des Robin.e.s des Bennes. © L’association les Robin.e.s des bennes

Fondée en 2019 à Amiens par Louise Boyard, l’association Robin.e.s des Bennes, qui lutte contre les gaspillages et la précarité, poursuit son maillage dans l’ex Picardie. Après Saint-Quentin, elle a annoncé, sur les réseaux sociaux, son arrivée à Beauvais dans les prochaines semaines. Une ville de taille moyenne choisie pour la disparité des revenus des habitants et la proximité avec des terres agricoles, pour des actions de glanage. 

Une association incontournable 

La toute première réunion publique d’information se déroulera le 30 septembre de 18 à 20 heures au 17 rue du pré Martinet. Dès ce jeudi, Louise Boyard interviendra devant des étudiants d’UniLaSalle à Beauvais: «Les étudiants obtiennent des points s’ils s’engagent dans un projet solidaire. Grâce au food’lab semi professionel de l’établissement, nous pouvons fabriquer une partie de nos conserves», précise t-elle. 

En quelques années, l’association Robin.e.s des Bennes a su se montrer incontournable dans trois volets Le premier concerne l’alimentaire : glanage, frigo partagé, distribution alimentaire, conserverie mobile… Le second : le vestimentaire avec des ateliers do it yourself, couture, châlets solidaires et, surtout, de grandes freeperies gratuites, après avoir réglé une adhésion de deux euros. 

Une réunion pour mobiliser

La dernière fin août, à Amiens, a accueilli 749 personnes, mobilisé 44 bénévoles et distribué gratuitement 2 588 kg de vêtements. Enfin, le dernier volet concerne le végétal avec Sauve qui pousse, une clinique végétale qui fonctionne sur des ramassages dans des jardineries ou chez des fleuristes. Les personnes apprennent à soigner les plantes et repartent après avec. 

Désormais, l’association compte 4 300 adhérents, 200 bénévoles et sept salariés, dont un à Saint-Quentin : «Le but de la réunion publique d’information est de savoir si les habitants ont envie de voir notre association dans leur ville et de les mobiliser, explique t-elle. Nous sommes dans la démarche de créer mais pas n’importe comment. Il nous faudra aussi trouver un local. On est prêt à mutualiser, comme nous le faisons avec l’église Sainte-Thérèse de Saint-Quentin». 

À Beauvais et sur le Beauvaisis, l’association Robin.e.s des bennes ne concernera que l’alimentaire et le végétal car il y a des déjà la plateforme de tri, de réemploi et de recyclage, Solitex’Oise : «Nous sommes heureux d’arriver à Beauvais, assure Louise Boyard, qui a découvert le glanage de poubelles à Montréal lors d’un voyage. Cela crée de tellement de valeur. On y va à fond car les gens nous le rendent bien et de plus en plus!».