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L'optimisation fiscale, possible piste pour financer les mesures sur les lycées

Un renforcement de la lutte contre l'abus d'optimisation fiscale pourrait être une piste pour compenser dans le budget 2027 les premières mesures du plan annoncé lundi en faveur des lycéens et étudiants, a indiqué mardi ministre de l'Action et des Comptes publics.



Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel, à Paris le 18 octobre 2026. © Ludovic MARIN

Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel, à Paris le 18 octobre 2026. © Ludovic MARIN

Un renforcement de la lutte contre l'abus d'optimisation fiscale pourrait être une piste pour compenser dans le budget 2027 les premières mesures du plan annoncé lundi en faveur des lycéens et étudiants, a indiqué mardi le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel. "Le gouvernement avait mis sur la table des mesures de lutte contre l'abus d'optimisation fiscale contre certaines niches dans son texte initial, et évidemment que ces mesures, notamment (concernant) les plus fortunés, pourraient encore être renforcées" lors du débat budgétaire, a déclaré David Amiel sur TF1.

Il répondait à une question sur la manière dont le gouvernement comptait maintenir son objectif de déficit public de 5% du PIB dans le budget 2027 tout en y incluant les premières annonces faites lundi en faveur des étudiants et lycéens, notamment un milliard d'euros pour des rénovations d'universités et des postes d'enseignants supplémentaires.

On ne peut pas promettre d'une main à la jeunesse et de l'autre l'étrangler par de la dette supplémentaire

"L'année dernière, le compromis politique a été réalisé autour de la suspension de la réforme des retraites, je trouve que c'est une meilleure nouvelle si cette année on le noue pour la jeunesse", a-t-il déclaré. L'inclusion dans le budget des premières mesures annoncées lundi "devra être financé par des efforts supplémentaires : on ne peut pas promettre d'une main à la jeunesse et de l'autre l'étrangler par de la dette supplémentaire" à rembourser, a considéré le ministre, répétant que l'objectif de 5% de déficit l'an prochain était "intangible".