Dossier

Présidentielle : Natacha Polony plaide pour un «état d'urgence de la production»

Entourée par une poignée d'ex-confrères journalistes, la candidate nouvellement déclarée a mis en avant son objectif de devenir la porte-voix de tous ceux qui ne sont pas résignés. 

La candidate de Nous sommes la France Natacha Polony, découvre le concept-car Peugeot Vision RCZ lors d’une visite au Salon international de l’automobile de Paris, le 15 octobre. ©  Thomas Samson

La candidate de Nous sommes la France Natacha Polony, découvre le concept-car Peugeot Vision RCZ lors d’une visite au Salon international de l’automobile de Paris, le 15 octobre. © Thomas Samson

Pour son premier déplacement de campagne, la souverainiste et ex-journaliste Natacha Polony a dit jeudi «son émotion de porter la voix des Français qui ne sont pas résignés», lors d'une visite au salon de l'automobile où elle a fustigé la concurrence de la Chine. «C'est l'émotion de porter la voix de tous ces gens que j'ai rencontrés depuis des années en tant que journaliste», a déclaré l'essayiste au lendemain de l'annonce officielle de sa candidature à l'Élysée. 

Cette visite lui a permis de présenter son programme qui passe par le retour de l'État, pour protéger la production industrielle française. «Il faut que la puissance publique règle la question des normes, qu'elle utilise la commande publique vers ces gens qui se battent pour produire et inventer sur le sol français». La candidate a pris comme exemple le secteur automobile, à ses yeux extrêmement fragilisé par la concurrence des véhicules chinois en Europe, «en train de détruire des dizaines de milliers d'emplois et toute la chaîne des sous-traitants». 

Plaidoyer pour «un état d'urgence de la production»

«Nous devons défendre nos filières et faire en sorte de ne pas nous laisser imposer une concurrence déloyale», a-t-elle affirmé, estimant que l'industrie française avait été la victime «d'un dogme qui est celui d'une supposée concurrence libre et non-faussée, mais qui est de fait totalement faussée».

Selon elle, la France a commis l'erreur au cours des dernières années de pas «faire suffisamment valoir leurs intérêts, face aux choix de l'Allemagne qui a préféré laisser les véhicules chinois pour préserver ses exportations». Il faut que la France impose ses intérêts et soit de retour en Europe, a estimé Natacha Polony, plaidant pour décréter un «état d'urgence de la production».

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