En bref

L’UBE s’engage pour un meilleur accompagnement des étudiants transgenres et non binaires

L’Université Bourgogne Europe et l’Université d’Agder, en Norvège, unissent leurs efforts pour améliorer l’accompagnement des étudiants transgenres et non binaires. Une enquête menée conjointement met en lumière des difficultés persistantes en matière de santé mentale et d’inclusion.

Photo d'illustration © DR

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L’Université Bourgogne Europe renforce son action en faveur des étudiants transgenres et non binaires à travers un projet européen développé avec l’Université d’Agder, en Norvège. Cette coopération s’inscrit dans le cadre de l’alliance universitaire européenne FORTHEM et vise à promouvoir un environnement plus inclusif au sein des établissements d’enseignement supérieur.

Une collaboration fondée sur des expertises complémentaires

À l’origine de cette initiative figure le programme TAO (Transidentité, Accompagnement et Orientation), porté par l’Université Bourgogne Europe. Coordonné par la psychologue clinicienne Cinthya Ramos, ce dispositif propose un accompagnement individuel et collectif aux étudiants concernés, avec l’appui d’une équipe composée de professionnels de santé.

L’Université d’Agder apporte de son côté l’expertise de Thea Mujkic Litschi, conseillère au Centre pour l’égalité des genres, spécialisée dans les questions de diversité de genre et de sexualité. Ensemble, les deux établissements travaillent à l’élaboration d’outils destinés aux étudiants comme aux personnels universitaires.

Une enquête révèle des difficultés importantes

Dans le cadre du projet, une enquête a été réalisée auprès des étudiants des deux universités. Les résultats montrent que 57 à 59 % des étudiants transgenres et non binaires déclarent souffrir de troubles de santé mentale, contre 11 à 18 % pour les autres étudiants.

L’étude met également en évidence plusieurs obstacles rencontrés au quotidien : utilisation incorrecte des noms et pronoms, démarches administratives complexes pour la mise à jour des informations de genre, manque d’espaces non genrés ou encore sentiment d’exclusion sur les campus.

Pour répondre à ces constats, les deux universités préparent un guide commun consacré à la diversité de genre. Celui-ci réunira des recommandations pratiques et des exemples de bonnes pratiques afin de favoriser un accueil et un accompagnement plus inclusifs au sein des établissements.