En bref

La cité «Somme des sciences» verra le jour à Amiens en 2026

Porté depuis deux ans par Mathilde Piaucelle, le projet de cité des sciences amiénoise devrait ouvrir cet été. Sur plus de 600 m², il accueillera une cinquantaine d'installations réparties dans cinq univers inspirés par Jules Verne.

Mathilde Piaucelle porte le projet «Somme des sciences» depuis deux ans. © Aletheia Press / DLP

Mathilde Piaucelle porte le projet «Somme des sciences» depuis deux ans. © Aletheia Press / DLP

Après de longs mois de réflexion, de formation et d’élaboration, «Somme des sciences» devrait ouvrir cet été à Amiens. «Cela fait maintenant deux ans que je porte ce projet, il est prêt à aboutir», se réjouit Mathilde Piaucelle, qui devrait dévoiler prochainement la localisation exacte de sa future cité des sciences. Mêlant médiation scientifique, découvertes, manipulations et émerveillement, cet espace de «loisir intelligent» dédié aux enfants et aux familles, regroupera une cinquantaine d’installations «toutes validées scientifiquement», dans un espace de plus de 600 m².

Ces équipements seront répartis en cinq univers : 20 000 lieues sous les mers (l’eau), le laboratoire du professeur (l’air), De la Terre à la Lune (le spatial), les terres inconnues et un espace dédié à la construction. «J’ai fait le choix de les relier à Jules Verne pour véritablement ancrer Somme des sciences dans le territoire. Je n’invente rien, puisqu’il existe partout en France des cités des sciences», note Mathilde Piaucelle. Son ambition «est de répondre à un besoin local, car une telle offre n’existe pas ici et aller à Paris ou Villeneuve-d’Ascq n’est pas donné à tous». Avec ce projet, Mathilde Piaucelle figure parmi les lauréates du concours «101 femmes entrepreneures» 2025 grâce à cette initiative.

Rendre la science accessible

Après avoir travaillé dans le secteur bancaire pendant seize ans, Mathilde Piaucelle a décidé de changer de vie en 2023. «Au départ, j’avais envie de créer un parc de loisirs en extérieur», se souvient-elle. Accompagnée par la BGE et Katalyze, l’entrepreneuse a également participé au programme HEC Stand-Up. «J’ai progressivement évolué vers une cité des sciences, un lieu où l’on pourrait apprendre en manipulant, en sollicitant les huit intelligences, découvrir en s’amusant, mais aussi en partageant avec ses proches», détaille celle qui a sillonné la France et la Belgique pour rencontrer les structures existantes.

Au-delà de la médiation scientifique, Mathilde Piaucelle souhaite également recréer du lien entre les générations. «L’idée n’est pas de regarder l’enfant faire les manipulations tout seul, mais de faire avec lui et de transmettre son expérience, son savoir aussi», souligne-t-elle. Adapté aux tout-petits comme aux adolescents, le lieu sera également ouvert aux scolaires, aux associations, aux IME ou encore aux centres de loisirs.

Nouer des liens avec les entreprises

Plus largement, Mathilde Piaucelle souhaite s’inscrire dans un véritable pôle scientifique en nouant des liens avec les acteurs du territoire. «Mon objectif est de privilégier le collectif, d’aller chercher les compétences là où elles sont pour répondre aux questions des enfants, susciter leur curiosité et leur montrer que la science peut être fun», observe-t-elle. Si l’initiative est déjà appuyée par différents acteurs, Somme des sciences recherche également le soutien des entreprises du territoire (mécénat, mécénat de compétences, sponsoring) afin de développer sur le long terme cette expérience à la fois ludique, immersive et utile.