Cette infrastructure de 820 km de long entre le Sud et le Nord de la France, dont une partie passe par la Meurthe-et-Moselle à proximité de l’agglomération nancéienne, est destinée à transporter de l’hydrogène.
Le projet HY-FEN, porté par NaTran (ex-GRTgaz), fait l’objet, depuis la fin septembre, d’une concertation préalable sous l’égide de la Commission nationale du débat public et ce, jusqu’au 20 décembre (tous les détails sont disponibles sur le https://concertation.projet-hyfen.com/)
«HY-FEN est un projet interrégional d’infrastructure de transport d’hydrogène renouvelable et bas-carbone. Il reliera les Bouches-du-Rhône à la Moselle jusqu’à la frontière allemande et connectera les bassins industriels régionaux existants le long de son parcours, notamment la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, la Vallée de la Chimie et le bassin du Grand Est. Cette artère pourra aussi desservir de nouvelles zones industrielles et des sites de production et de stockage d’hydrogène renouvelable et bas-carbone qui pourraient se développer à proximité», explique NaTran.
HY-FEN constitue le maillon français du projet européen H2med, qui vise à relier la péninsule Ibérique, où les ressources en énergies solaire et éolienne permettent une importante production d’hydrogène renouvelable, à la France avec son potentiel d’hydrogène bas-carbone grâce au nucléaire et avec ses industries consommatrices, et enfin à l’Allemagne, destinée à être plutôt une zone de consommation.
Tracé affiné
L’infrastructure sera composée de canalisations en acier enterrées à au moins 1 mètre sous le sol. Son tracé définitif n’est pas encore connu.
«Il sera déterminé progressivement, dans une logique de moindre impact. Aujourd’hui, NaTran étudie diverses options au sein d’un fuseau d’une largeur de 4 à 5 kilomètres pour minimiser les impacts humains, environnementaux ou techniques. La concertation préalable permettra également d’affiner l’identification des enjeux propres à chaque territoire», assure NaTran.
«C’est un projet majeur pour NaTran de par sa contribution à la décarbonation industrielle et à la transition énergétique des territoires. Par ailleurs, il s’inscrit pleinement dans notre projet d’entreprise NaTran 2030 et notre objectif de développer plus de 1 000 kilomètres de réseaux hydrogène et CO2 en Europe d’ici à 2030», explique Anthony Mazzenga, directeur du développement de NaTran.