Après un mois de juillet record – le plus chaud et l’un des plus secs depuis 150 ans – et après avoir enduré cinq épisodes caniculaires au cours de cet été, les prévisionnistes évoquent d’ores et déjà des possibles pointes de mercure en septembre puis en octobre. Et pourtant, un sacré coup de froid a été ressenti par de nombreux dirigeants, le 31 août dernier, date de la veille du passage obligatoire à la facturation électronique. Sans aucune perspective de dérogation, impossible d’échapper à cette réforme. Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent désormais obligatoirement être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit la taille de la structure. Cette décision a contraint de nombreux chefs d’entreprise à mettre la clef sous la porte. Combien sont-ils à avoir pris cette décision ?
Illectronisme à l’heure de la facturation électronique
Personne ne le sait et ne le saura alors que les défaillances globales atteignent un niveau particulièrement élevé en France au cours des derniers mois. Dans ce contexte, de nombreux petits patrons, pour la grande majorité âgés et non structurés, ont fait le choix de ne pas poursuivre l’aventure entrepreneuriale. Si l’envie de travailler, d’être au contact de leurs clients était toujours aussi vive, en revanche, leur désarroi face aux méandres administratifs et leur incompréhension des nouvelles technologies auront eu raison de leur fibre professionnelle. L’illectronisme dans le contexte de la facturation électronique montre aussi la réalité du fossé qui existe en France, bien loin de l’illusion d’une bonne préparation, sans accroc. L’heure de vérité a désormais sonné avec l’arrivée du mois de septembre.
De nombreux petits patrons, pour la grande majorité âgés et non structurés, ont fait le choix de ne pas poursuivre l’aventure entrepreneuriale