De façade, L’espace brocante de Le Crocq, ente Amiens et Beauvais, ne paie pas de mine. Une fois à l’intérieur, le visiteur va de surprise en surprise. Car les lieux abritent 1 250 m² de vide grenier permanent, dont 182 stands tous occupés de 1, 87 m de haut sur un mètre de large riches de cinq étagères. Les clients disposent aussi d’espaces communs pour le textile - présenté par tailles -, les meubles et les extérieurs en illimité.
Des déposants fidèles
Cela fait plus de quatre ans qu’Ingrid Lentz et Allan Derambure, trentenaires, ont décidé d’abandonner la brocante classique pour un lieu fixe : «Il fallait se lever tôt, toujours être à deux car c’est beaucoup de travail, charger dans le camion, sur place installer les 15 m linéaires, remballer… Sans oublier l’exposition à la pluie. Nous nous sommes dits que que le concept de brocante permanente était très bien», confient les deux gérants, qui, très chaleureux, ont un mot pour chaque client.
Il ne leur manquait plus que le lieu idéal. Ils ont eu la chance de pouvoir trouver ces locaux, en plein coeur de la commune, occupés avant eux par un destockeur et qu’ils ont pu acquérir. Très vite, ils ont trouvé leur clientèle de déposants grâce à des tarifs attractifs fixés par exemple à 39 euros par mois avec 30% de pourcentage sur les ventes. Ils ont recruté une salariée : «Des clients sont là depuis le début, confient-ils. 80 % des déposants sont présents à l’année. Certains sont des professionnels. Toutes les semaines, ils passent recharger. Chez nous l’ambiance est familiale. Nous acceptons tout sauf les articles sales. Nous vérifions que le matériel comme les tondeuses à gazon ou l’électroménager fonctionnent que les DVD ne sont pas rayés».
Aux petits soins des clients
Une accessibilité en terme de tarifs, des exigences et une liberté de vente qui porte donc leurs fruits. Car L’espace brocante attire jusqu’à des vendeurs de cartes Pokemon qui savent qu’elles sont en sécurité dans des vitrines fermées: «Nous avons des contacts avec différentes collectionneurs ou des personnes qui veulent un objet bien précis, confie le couple. Si quelqu’un recherche un motoculteur et qu’un vient d’arriver, on l’appelle. Pareil pour une dame qui aime les poupées russes. Les gens apprécient aussi nos présentations, comme par exemple l’espace dédié aux années 70».
Dans l’entrée, sur un tableau blanc, une liste des familles d’articles les plus vendus est affichée pour orienter au mieux les déposants : vêtements, vinyles, jouets, meubles, outillage et jardinage, livres… Quant aux tarifs, ils sont imbattables avec par exemple un toboggan de grande marque pour enfant à 15 euros, une tondeuse à 99 euros, un vélo pour enfant à 8 euros ou une table de chevet avec du marbre à 10 euros. Il n’est donc pas étonnant que les acheteurs viennent d’autres départements et même de l’étranger (Angleterre, Japon, Pays-Bas…) pour faire des trouvailles : «On fait un métier passion», assure le couple. Nous l’avions deviné dès les premiers instants…