L’État a lancé son programme Territoires d'industrie en 2018 pour revitaliser et soutenir le développement industriel français. Il est co-porté par La Direction générale des entreprises et l'Agence nationale de la cohésion des territoires. Le programme a été reconduit pour la période 2023-2027 avec 183 territoires labellisés dans les 18 régions françaises, regroupant 630 intercommunalités et communes. 18 Territoires d'industrie ont été définis dans les Hauts-de-France. Parmi ceux-ci : le Territoire d'industrie Albert-Amiens.
Une démarche collective
En quelques chiffres, ce Territoire regroupe 208 900 habitants, 230 établissements industriels employeurs, 9 270 emplois salariés dans l'industrie manufacturière, 95 900 actifs de plus de 15 ans. Il connaît une évolution à la baisse de – 25% de l'emploi salarié dans l'industrie manufacturière entre 2008 et 2021 (- 14% à l'échelle nationale), mais l'engagement conjoint des acteurs publics et privés démontre aujourd'hui une progression tangible de l'activité. Celle-ci a été mise en avant à l'occasion de la dernière réunion du comité de pilotage du Territoire d'industrie Albert-Amiens, sous l'égide du préfet de la Somme, Rollon Mouchel-Blaisot, de la sous-préfète de Péronne, Laurence Lecoustre, ainsi que des présidents et vice-présidents d'Amiens Métropole et de la communauté de communes du Pays du Coquelicot. «Cela illustre la pertinence de notre démarche collective», avance le comité.
Les leviers de la réussite
Dans cette dynamique et pour en garantir la pérennité, trois axes d'actions prioritaires ont été identifiés, partagés par les industriels et les partenaires institutionnels. «Des leviers essentiels à la réussite du projet, expose le comité de pilotage. Il s'agit de cartographier et analyser finement le territoire pour en maîtriser les spécificités et les atouts, renforcer la coopération et l’intelligence collective afin d’optimiser les synergies entre acteurs, mais aussi accroître la visibilité et la communication pour valoriser les initiatives et attirer de nouveaux investissements». Pour résumer, l'instance souligne une approche «à la fois ambitieuse et pragmatique. Elle démontre que la réindustrialisation de notre territoire ne peut s’envisager sans une mobilisation collective et une vision partagée». Dans le même temps, le comité n'a pas oublié de rappeler dans son bilan l'avancement de ces quatre axes prioritaires : innovation, compétences, transition écologique et foncier.