Pourquoi avoir décidé de racheter Thomé aujourd'hui ?
Nous connaissions très bien cette entreprise, membre du réseau Partenaires Rubix depuis 2007. Même si nous étions parfois concurrents sur le terrain, nous savions la valeur de ses collaborateurs, de son organisation et de sa notoriété, notamment dans le nord de la Moselle. Cette acquisition nous permet aussi de renforcer notre maillage territorial dans le Grand Est, où nous réalisons déjà près de 60 millions d'euros de chiffre d'affaires.
L'expertise hydraulique de Thomé a-t-elle pesé dans la décision ?
Oui, clairement. Avec ses 25 spécialistes et son bureau d'études intégré, Thomé possède des compétences devenues très recherchées. Nos clients demandent de plus en plus de solutions clés en main et de services techniques. L'hydraulique est une expertise pénurique en France, notamment dans l'industrie lourde. Elle nous permettra de proposer davantage de prestations à valeur ajoutée, de la maintenance à l'ingénierie en passant par l'industrie 4.0.
Que va devenir l'entreprise mosellane et ses 44 salariés ?
Tous les emplois sont maintenus et nous pensons même les développer. Nous avons besoin de l'énergie de ces collaborateurs, de leur expertise et de leur connaissance du territoire. Le nom de Thomé sera conservé. Nous parlons davantage d'un «arimage» que d'une intégration : seul l'actionnaire change. L'organisation et le management restent en place afin de préserver ce qui fait la force de l'entreprise.
D'autres acquisitions sont-elles envisagées dans la région ?
Nous poursuivons notre stratégie de croissance externe, mais avec une cible précise : les expertises techniques qui apportent davantage de valeur à nos clients. Cela peut concerner la Lorraine, mais nous regardons l'ensemble du territoire. Aujourd'hui, ce sont ces compétences différenciantes que nous recherchons davantage que de simples activités de distribution.
Vous êtes Nancéien d’origine. Quel regard portez-vous sur l'industrie lorraine ?
La Lorraine reste un territoire fortement tourné vers l'industrie lourde et l'automobile, mais elle dispose aussi de belles compétences dans l'agroalimentaire, la chimie ou encore la papeterie. Ce n'est pas la région qui progresse le plus vite en France, mais elle résiste et continue d'investir. Notre rôle est d'accompagner ces industriels pour les aider à gagner en compétitivité et à créer de la valeur.