En bref
Agriculture

Meuse : l’appel du Grand Est à l’Europe face au défi agricole

En Meuse, l’appel de Franck Leroy à une Europe plus protectrice prend une résonance particulière alors que les exploitations agricoles font face à des difficultés économiques et aux effets de la sécheresse. À Strasbourg, le président du Grand Est demande notamment que l’adaptation climatique soit accompagnée par des moyens européens.

© Alexandra Marquet. La Chambre d’agriculture de la Meuse accompagne les exploitations et les acteurs agricoles du département.

© Alexandra Marquet. La Chambre d’agriculture de la Meuse accompagne les exploitations et les acteurs agricoles du département.

La Meuse se retrouve directement concernée par l’un des principaux enjeux soulevés par Franck Leroy après le discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, prononcé le 16 septembre à Strasbourg : l’avenir économique de l’agriculture face au changement climatique. Le président de la Région Grand Est estime que l’Europe doit transformer ses orientations en décisions concrètes pour permettre aux territoires et aux exploitations de s’adapter.

La Meuse face au défi économique agricole

Cette prise de position intervient alors que les exploitations meusiennes doivent composer avec une situation économique fragilisée par la baisse des prix dans l’élevage, le coût des intrants et les effets de la sécheresse. Réunie le 9 septembre, la Chambre d’agriculture de la Meuse a alerté sur ces difficultés, qui pèsent directement sur la trésorerie et les capacités d’investissement des exploitants, mais aussi sur la pérennité des filières agricoles locales. Dans ce contexte, les financements européens constituent un levier pour accompagner l’adaptation des exploitations : dans le bassin Rhin-Meuse, la Région Grand Est et l’Agence de l’eau mobilisent notamment le FEADER, avec une enveloppe de 2,1 millions d’euros en 2026 pour le dispositif IPAGE Végétal.

L’agriculture accélère sa transformation dans le Grand Est

À l’échelle régionale, cette orientation s’inscrit dans une politique plus large de transformation des exploitations agricoles. Le Grand Est indique avoir mobilisé près de 800 millions d’euros en dix ans pour accompagner le secteur, avec des dispositifs consacrés à la modernisation des exploitations, à la gestion de l’eau, à l’évolution des systèmes d’élevage et à la transition agroécologique. Ces financements soutiennent les investissements nécessaires à l’adaptation des exploitations face au changement climatique.