La course mondiale au quantique ne se joue pas uniquement dans les grands pôles technologiques français. Pour la Meuse, comme pour d'autres territoires du Grand Est, cette nouvelle bataille industrielle pose une question de fond : comment profiter de l'essor de technologies capables de transformer l'informatique, la cybersécurité, la métrologie ou encore l'industrie ? Le rapport publié par la Cour des comptes appelle la France à accélérer ses investissements pour rester compétitive face aux États-Unis et à la Chine. L’enjeu dépasse le financement : rapprocher recherche, entreprises et formation sera donc décisif.
Le quantique exige une stratégie industrielle
À l'échelle nationale, plusieurs acteurs alertent sur la nécessité de franchir un nouveau cap. Godeffroy Beauvallet, directeur général de Mines Paris - PSL, souligne l'importance du transfert de la recherche publique vers l'industrialisation, alors que deux start-up de l'écosystème PSL, Alice & Bob et Aqemia, figurent dans le French Tech Next40/120 2026. De son côté, François Stephan, directeur général de l'ECE, met en avant le besoin de former davantage d'ingénieurs capables de maîtriser ces technologies. Le LNE travaille également sur la métrologie quantique, indispensable pour mesurer et comparer les performances des solutions développées. Pour la Meuse, l’enjeu sera de rapprocher recherche, industrie et formation afin d’attirer compétences et entreprises liées au quantique.