«La reconquête de nos centres-villes passe par une action volontariste sur l’immobilier, portée collectivement par les acteurs du territoire». Voilà pour la conviction de Richard Papazoglou, le président de la CCI Meuse Haute-Marne engagé dans ce projet qui a la particularité de créer un outil non pas à l’échelle d’une ville mais bien d’un territoire, celui de la Meuse et de la Haute-Marne. «L’idée n’est pas nouvelle et a nécessité une longue maturation pour savoir quel modèle économique devait être privilégié». C’est dans ce sens qu’une convention a d’ailleurs été signée au printemps dernier entre la chambre consulaire et la Banque des Territoires déjà engagée, depuis fin 2025, dans 90 foncières de redynamisation à l’échelle nationale.
Une suite logique
Ce partenariat entre dans le plan stratégique 2023-2028 de la CCI 55-52. Six mois plus tard, «une étape décisive» vient d’être franchie avec le lancement d’une étude d’opportunités à l’échelle de la Meuse et de la Haute-Marne qui devrait durer plusieurs mois pour évaluer l'engagement ou non de villes et d'intercommunalités. Certaines sont prêtes à adhérer, à l’image de Verdun. L’objectif est «de retrouver la maîtrise d’actifs immobiliers stratégiques afin de conduire des opérations de rénovation globale» à l’heure où la vacance est une réalité dans ces deux départements ruraux. Au-delà de la remise sur le marché des cellules commerciales, l’initiative vise à s’attaquer également aux étages situés au-dessus des enseignes et parfois inoccupés. C’est pour cette raison que des discussions sont actuellement menées avec des bailleurs sociaux qui pourraient rejoindre cette aventure collective.