En bref

Sept ans après l'incendie de Lubrizol, la Métropole dresse le bilan de ses actions

Depuis l’incendie de Lubrizol en 2019, la Métropole Rouen Normandie multiplie les dispositifs pour mieux préparer habitants, communes et entreprises aux risques industriels.

© jeanfranois/Adobe Stock

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C'était il y a sept ans. Le 26 septembre 2019, survenait l’incendie des sites de Lubrizol et Normandie Logistique à Rouen et Petit-Quevilly. Ce 25 septembre 2026, la Métropole Rouen Normandie a dressé un bilan des actions engagées pour renforcer la prévention et la gestion des risques industriels.

Depuis 2021, un guide pratique sur les risques naturels et industriels est distribué chaque année aux foyers de la métropole. Les communes sont également accompagnées dans l’élaboration de leur document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM). «À ce jour, grâce à l’accompagnement de la Métropole, toutes les communes ont réalisé leur DICRIM et 62 communes (sur 71) ont un DICRIM qui date de moins de 5 ans», indique la Métropole Rouen Normandie.

La collectivité organise également, depuis 2022, les Journées de la culture du risque. En octobre et novembre 2026, visites de sites industriels, ateliers et villages d’animation seront proposés au public. Des ateliers consacrés aux risques industriels sont notamment prévus les 27 et 28 novembre au 108, à Rouen, en priorité pour les entreprises et habitants du quartier Flaubert.

Une attention portée aux entreprises

Par ailleurs, la Métropole a a désormais un service dédié à la «gestion de crise et culture du risque» et un système d’alerte par SMS qui compte désormais plus de 29 600 inscrits. «Il a été utilisé, par exemple, lors de l’incendie de Bolloré Logistics à Grand Couronne en janvier 2023», précise la collectivité. 

Le Plan intercommunal de sauvegarde (PICS), destiné à organiser la mobilisation des moyens intercommunaux en cas de crise, a été arrêté en février 2026.

L'association industrielle Upside travaille avec la collectivité sur les enjeux de sécurité industrielle, à destination des acteurs économiques. Le territoire «compte 5 plans de prévention des risques technologiques (PPRT) actifs sur son territoire et estime à environ 400 le nombre de locaux commerciaux implantés dans ces zones», estime la Métropole. Une plaquette spécifique doit aider les commerçants et artisans concernés à identifier les risques et les consignes à appliquer en cas de crise.

Parmi les autres actions, une instance de dialogue avec des citoyens sur les risques industriels, installée en décembre 2024, renouvelle actuellement une partie de son collège citoyen. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 26 octobre 2026.