Réunissant des participants venus de toute la France, cette journée d'échanges a permis de dresser un état des lieux des pratiques collaboratives au sein de l'État. Ce séminaire régional, organisé par la Direction Interministérielle de la Transformation Publique (DITP), visait à déployer les outils du codéveloppement pour moderniser l’action publique face aux mutations économiques et technologiques.
L'intelligence artificielle et le codéveloppement au cœur des débats
Face aux contraintes budgétaires et aux transitions numériques, la DITP a notamment présenté une expérimentation intégrant l'intelligence artificielle (IA) dans la conduite des groupes de codéveloppement. Les débats, ouverts par Marion Martiny, vice-présidente de l'université, et Alban Praquin, responsable à la DITP, ont démontré que la mutualisation des compétences internes devient un levier incontournable de performance économique et managériale. La matinée s'est clôturée par la remise des diplômes aux nouveaux animateurs certifiés du réseau interministériel.
Des outils concrets pour accompagner le changement des organisations
L'après-midi a mis en lumière des dispositifs opérationnels, à l’instar de la Délégation à l’Appui à la Stratégie et à l’Accompagnement du Changement (DASAC) de l’université. Vincent Malnoury, directeur général des Services, et Mathilde Barthe, déléguée générale, ont exposé les actions du Deep Change Lab pour piloter les mutations structurelles. Lors d'ateliers pratiques, les participants ont planché sur la mesure d'impact et l'intégration de l'intelligence collective dans les projets publics. L'expert en sciences de gestion Laurence Morgana (CNAM) a également validé scientifiquement les apports de ces démarches sur les mécanismes d'apprentissage.
À l'heure du bilan, ce séminaire affirme le rôle moteur de la région Grand Est dans l'innovation managériale publique, prouvant que la transformation économique des administrations ne dépend plus de solutions figées, mais de la pertinence des questionnements collectifs.