Dossier

Nancy retient son souffle à la veille des appels à manifester du 24 octobre

À quoi s’attendre ce samedi 24 octobre dans les rues de Nancy ? Après l’impact traumatisant des dégradations et pillages en marge de la manifestation du week-end dernier, l’ambiance dans les rues de la cité ducale est plus que pesante.

Nancy a peur ! C’est palpable dans les rues commerçantes de la cité ducale. Un climat pesant a régné pendant toute cette semaine où les débordements du week-end dernier étaient dans tous les esprits. 

Après les constatations établies dès le début de semaine par la préfecture de Meurthe-et-Moselle, l’association des Vitrines de Nancy ou encore la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et les différents représentants des acteurs économiques locaux, avec la mise en place de différentes cellules d’appui pour accompagner les commerçants touchés, place aujourd’hui à une certaine attente et à la mise en œuvre de dispositifs pour anticiper et prévenir ce qui pourrait se dérouler demain. 

«C’est certain que l’on tend un peu le dos avec tout ce qui s’est déroulé samedi dernier, cela a été du jamais vu», assure une commerçante de la rue Saint-Dizier visiblement inquiète et s’interrogeant sur l’ouverture ou non de sa boutique ce 24 octobre.

Samedi dernier, ce sont près de 5 000 personnes qui se sont rassemblées dans les rues nancéiennes. Cette mobilisation s’est traduite par des violences urbaines et des pillages de magasins à l’image des enseignes Normal, JD Sports ou encore Foot Looker.

31 octobre et 5 novembre...

Les jours suivants les commerces touchés ont pansé leurs plaies et les panneaux de protection en bois ont pris place sur de nombreuses enseignes à l’image de celles aux abords du centre commercial Saint-Sébastien.

Dès le 20 octobre, aux abords de la place Charles III et dans les différentes rues adjacentes, notamment vers la place Stanislas, plusieurs escouades de policiers patrouillent afin d’anticiper les éventuelles dérives de plusieurs appels à manifester n’ayant donné lieu à aucune déclaration en préfecture. 

Le renforcement des dispositifs de sécurité annoncé au niveau national par le Premier ministre Sébastien Lecornu devrait donc être visible au niveau local même si pour le moment aucune information officielle n’a été communiquée par les services de l’État. 

La grande majorité des commerçants attendent de savoir réellement quel dispositif sera mis en place pour envisager l’ouverture ou non de leurs magasins. 

Reste que tous les jours de la semaine, des appels à se rassembler étaient bien présents sur différents sites et réseaux sociaux. 

Pour ce 24 octobre, des appels à se rassembler à 13 h, place de la République sont visibles sur la toile et l’Acte II annoncé des Gilets Jaunes s’ajoute à cette mobilisation générale souhaitée par plusieurs groupes. 

D’après certains sites, des actes III et IV sont déjà programmés pour le 31 octobre et le 5 novembre.