15 millions d’euros pour accélérer ! Protherium, société radiopharmaceutique issue d’un projet porté par le GIE Nancyclotep regroupant l’Université de Lorraine, le CHRU de Nancy et la société Positif, vient de boucler une levée de fonds pour booster la construction de ses sites de production de médicaments radiopharmaceutiques, dont celui de Gondreville en cours de construction.
Le financement annoncé combine fonds propres, prêts bancaires et subventions publiques. ILP Group, Bpifrance, un pool bancaire et des investisseurs privés y participent aux côtés des actionnaires historiques.
«C’est une étape importante pour Protherium. Nous construisons ce réseau pour que ces thérapies radiopharmaceutiques de rupture soient largement accessibles en Europe. La médecine nucléaire permet de cibler très précisément la maladie et profitera à un nombre croissant de patients», explique Gilles Karcher, cofondateur et président du conseil d’administration.
Gondreville en avril 2027
Le site de Gondreville, sur l’ancienne friche du magasin Atlas le long de l’A31, accueillera ses cellules blindées dès ce mois de décembre et les premiers modules seront livrés aux clients en avril 2027 en lien avec d’autres sites annoncés en Europe notamment en Belgique et en Allemagne.
«La plupart des radiopharmaceutiques qui devraient arriver sur le marché d’ici cinq ans sont développés par des entreprises non européennes, qui cherchent aujourd’hui des solutions de production fiables en Europe», explique Richard Zimmermann, cofondateur.
«Les options existantes sont extrêmement limitées. Protherium apporte une véritable alternative, qui prend pleinement en compte les exigences réglementaires, les besoins en personnel, les questions de langue et même les contraintes financières».
Pour Jean-Bernard Deloye, cofondateur et directeur général : «le développement de la radiothérapie interne ciblée connaît une accélération très nette. Avec ses installations de Nancy dès 2027, puis potentiellement dans d’autres pays européens, Protherium apportera des solutions pour produire en Europe. Nous sommes heureux de bâtir cette empreinte industrielle, qui permettra à ces thérapies radiopharmaceutiques innovantes de bénéficier plus vite aux patients».