La Saône-et-Loire fait partie des 18 départements retenus par l'Éducation nationale pour expérimenter une nouvelle méthode d'élaboration de la carte scolaire. L'objectif est d'anticiper, sur une période de cinq ans, les effets de la baisse démographique qui devrait entraîner la disparition de 1,7 million d'élèves du premier degré d'ici 2035.
Ce dispositif a été présenté aux élus locaux lors d'une réunion organisée à Charolles avec la directrice académique des services de l'Éducation nationale. Parmi les pistes étudiées figure le regroupement des petites écoles rurales au sein de regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI), afin d'adapter progressivement l'offre scolaire aux évolutions démographiques.
Les maires ruraux contestent les regroupements
Cette orientation rencontre cependant une vive opposition des élus ruraux. S'ils reconnaissent la diminution des effectifs, ces derniers estiment que les petites écoles conservent un rôle essentiel dans la vie des communes et contestent l'idée qu'elles seraient moins favorables aux apprentissages. Ils réclament des éléments concrets pour justifier les regroupements envisagés et insistent sur la nécessité de limiter les temps de transport des élèves, qu'ils souhaitent maintenir sous les 20 minutes.
La Saône-et-Loire se distingue par un maillage scolaire particulièrement dense : près de 55% des écoles comptent trois classes ou moins et 63% des communes disposent encore d'une école. Le département ne compte toutefois que dix regroupements pédagogiques intercommunaux, contre quarante-deux en Côte-d'Or. Pour la prochaine rentrée, 44 fermetures de classes sont finalement prévues, contre 52 annoncées dans un premier temps.