Le 16 octobre 2026, la préfète Anne-Florence Canton a appelé les particuliers et les professionnels à respecter strictement les restrictions en vigueur. Cette situation fragilise l’approvisionnement en eau et impose de limiter les usages non prioritaires. Pour les entreprises comme pour les collectivités, l’enjeu est de préserver la ressource disponible tout en garantissant les besoins essentiels de la population et des services de secours.
Un déficit pluviométrique durable
Entre juin et août 2026, les précipitations ont été inférieures de 55% aux normales saisonnières. En septembre, le déficit a atteint 95%, selon les données arrêtées à la fin du mois. Les pluies récentes restent insuffisantes pour reconstituer les réserves et rétablir les débits des cours d’eau. La recharge des nappes nécessite des précipitations régulières et abondantes.
Stations de lavage : des ouvertures sous conditions
En période de crise, le lavage des véhicules est interdit, y compris dans les stations spécialisées. Une dérogation peut être accordée aux exploitants disposant de portiques équipés d’un système de recyclage des eaux. Les équipements non conformes doivent rester inaccessibles.
Le lavage à domicile demeure interdit. Les usagers qui utilisent un équipement non autorisé s’exposent à une amende pouvant atteindre 1 500 euros. En octobre, 25 stations ont été contrôlées pour vérifier le respect de ces règles.
Les bornes incendie réservées aux services habilités
La préfecture rappelle que les bornes incendie ne peuvent être utilisées que par les sapeurs-pompiers et les services autorisés. Les entreprises ne peuvent donc pas s’y raccorder pour alimenter un chantier.
Le vol d’eau sur le réseau public est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.