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Au Brésil, l'interdiction des paris en ligne dope les ventes des supermarchés

Les supermarchés brésiliens voient leurs ventes augmenter après l'interdiction des paris en ligne, tandis que les revenus des clubs de football chutent, ont indiqué mardi des représentants de ces secteurs lors...
Un supermarché dans la ville brésilienne d'Oiapoque, le 3 septembre 2026. © Nelson ALMEIDA

Un supermarché dans la ville brésilienne d'Oiapoque, le 3 septembre 2026. © Nelson ALMEIDA

Les supermarchés brésiliens voient leurs ventes augmenter après l'interdiction des paris en ligne, tandis que les revenus des clubs de football chutent, ont indiqué mardi des représentants de ces secteurs lors d'une audience à la Cour suprême. 

Le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva a mis en œuvre l'interdiction des paris sportifs et des casinos en ligne le 5 octobre, au cours de la campagne qui a conduit à sa réélection. Le gouvernement a mis en avant l'endettement excessif d'une partie de la population.

Par rapport à 2025, "nous avons identifié une croissance réelle de 6,5 % de la consommation alimentaire" au cours de la première semaine suivant l'interdiction, a relevé João Galassi, président de l'Association brésilienne des supermarchés (Abras).

L'argent jusqu'ici dépensé dans les paris "revient déjà vers l'alimentation, le paiement des dettes et les besoins des familles", a-t-il souligné.

Mais le secteur des paris, soutenu par de nombreux clubs de football qu'il sponsorise, a déposé plusieurs recours contre cette mesure, examinés par la Cour suprême.

Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, estime que l'interdiction a entraîné "une baisse des revenus d'environ 430 millions de réaux par an (70 millions d'euros)", a déclaré son vice-président Flávio de Araújo Willeman.

D'autres poids lourds du ballon rond dans le pays, comme les Corinthians, Cruzeiro, Botafogo, Fluminense, Gremio et Sao Paulo ont aussi fait état de baisse de leurs revenus. 

Certains représentants des clubs ont souligné que des pays ayant interdit la publicité pour les paris, comme la Belgique, l'Italie ou l'Espagne, avaient accordé aux équipes un délai de plusieurs mois. Au Brésil, le secteur a eu dix jours pour s'adapter. 

L'interdiction, instaurée par décret, est également débattue au Parlement, qui doit voter pour lui donner force de loi avant la fin du mois de janvier. L'opposition conservatrice y a toutefois encore accru sa majorité lors des élections du 25 octobre.