L’Insee a publié, le 7 juillet, sa note de conjoncture pour le premier trimestre, révélant une hausse marquée du chômage de 0,7 point sur un an en Seine-Maritime. Dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales, l’activité économique globale poursuit son repli en Normandie.
Malgré une stabilisation globale de l’emploi salarié ce trimestre, le département subit une dégradation de ses indicateurs, particulièrement freiné par le secteur de la construction dont l'embellie future tarde à se concrétiser.
Le marché de l’emploi sous tension
Au premier trimestre 2026, le taux de chômage y progresse de 0,2 point sur trois mois, à l'image du Calvados. Sur un an, le département enregistre la plus forte hausse régionale avec +0,7 point, contre +0,6 point pour la moyenne normande (7,7 %). L’emploi salarié annuel recule de 0,3 % sur le territoire seino-marin. À titre indicatif, l'Orne s'avère le plus impacté sur un an (-1,3 %), devant l'Eure (-0,2 %), tandis que la Manche reste quasi stable (+0,1 %).
Paradoxe et lueurs d’espoir dans la construction
Cette dégradation est alimentée par la construction, où l’emploi régional recule de 0,5 % ce trimestre et l’intérim fléchit. Pourtant, des indicateurs avancés positifs se dessinent pour l'avenir du territoire normand. Les mises en chantier de logements progressent de 9,6 % sur un an en mars, et les autorisations de bâtir grimpent de 12,9 %. Mieux encore, les surfaces autorisées pour les locaux non résidentiels s'envolent de 15,7 %, à l'inverse du repli national (-7,6 %). Porté par un bond de 32 % des créations d'entreprises du bâtiment et un recul de 12 % des défaillances, le secteur prépare son rebond.
Ce sixième trimestre consécutif de repli de l'activité régionale confirme que la Normandie subit le ralentissement national. La concrétisation rapide de ces chantiers autorisés sera cruciale pour inverser la courbe du chômage en Seine-Maritime.